Blandice est un délice

Dernières parutions

Qui n’a pas son petit Blandice? 

Le nouveau magazine régulier dédié à l’art glamour, sensuel, grivois, coquin, érotique.

Le premier numéro de ce nouveau trimestriel détonnant est disponible chez votre marchand de journaux.

J’ai envie de vous donner envie de le lire, de le mater, de vous en délecter sur papier finement glacé parce que j’y participe d’un point de vue journalistique avec bonheur. Blandice a été créé depuis janvier, et contient un max de planches de BD, des interviews et tutos d’artistes (ouais des tutos pas à pas, c’est juste incroyable). Il y a aussi des articles funs comme « comment (bien) rater sa Saint Valentin » et un dossier spécial pour ce 1er numéro sur les influences de l’art nouveau en BD.

Blandice signifie petite gâterie et c’est vraiment bien trouvé par Katia Even, la rédactrice en chef (une talentueuse scénariste, dessinatrice de BD). Vivement le prochain numéro de Blandice!


Bonus découvertes dans Blandice

Pour ma part, j’ai (re)découvert avec glamour les dessins d’Olivia de Berardinis :

J’ai appris que venait de sortir le tome 2 de « La Déesse » de Nephyla et Katia Even (je kiffe, je vous laisse relire mon interview de Nephyla) :

J’ai adoré l’extrait sur la censure (qui nous rappelle Facebook mais je n’en dis pas plus vous la lirez dans Blandice) dans la BD « Omaha danseuse féline » de Reed WALLER, succès des années 80′-90′ venu des États Unis dont le titre original est concordant avec la version française « Omaha cat dancer » :


Bonus teaser « Sur les traces d’Emilie Flöge »

Vraiment parce que c’est vous, pour vous mettre l’eau à la bouche, je vous livre le début de  l’article que j’ai écrit pour Blandice sur une femme fascinante de l’art nouveau  :

On connaît tous les tableaux de Gustav Klimt, leurs tons chamarrés et cette débauche de dorures captivantes. Mais franchement, la première fois que j’ai vu « en vrai », de près, un tableau de Klimt, au musée du Belvédère à Vienne, j’ai tout de suite été surprise par sa texture en relief. C’est un peu comme si Klimt avait été fan de loisirs créatifs avant l’heure, tellement ses œuvres paraissent composites. Ces toiles, inspirées du symbolisme et des estampes japonaises m’ont toujours paru difficiles à décrypter : leur traitement réaliste des parties dénudées des corps des modèles, contrastant avec un sinueux enchevêtrement de motifs géométriques et floraux. On ne trouve cela nulle part ailleurs. Klimt peignait surtout des femmes riches, d’une certaine aristocratie, disparue par la suite avec la seconde guerre mondiale qui a ravagée au sens propre la ville de Vienne, autant du point de vue humain que matériel. Mais avant que l’Histoire n’emporte tout sur son passage, il y eut l’histoire avec Emilie Flöge tout au long de sa vie. 

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Les robes que l’on voit sur les tableaux de Klimt sont des créations d’Emilie. À l’époque cela ne se vendait pas très bien, on ne pouvait pas sortir en ville dans ces grandes djellabas baba cool, ces robes excentriques aux manches volantées… Non seulement les motifs des robes d’Emilie sont surprenants mêlant triangles, carrés et fleurs, mais leur forme l’est tout autant. Ce qui est frappant c’est de voir un tableau de Klimt et la robe de la peinture de Klimt portée par Emilie. C’est bluffant, Klimt peignait bien, à sa façon, ce qu’il voyait.

Woman in Gold
En 2015 « La femme au tableau » avait pour trame de fond un tableau de Klimt

img_0251Elle est décrite comme la compagne de vie de Klimt, et le tableau du baiser, si chaste, si célèbre, les représenterait tous les deux et lorsqu’on les voit sur les photos dans des jardins habillés tous deux en robe, cela paraît franchement plausible. On sent des corps à l’aise, libres sous le tissu, sans doute nus sous l’étoffe. 

lebaiserklimtimg_0239Klimt a aussi aidé Emilie dans ses créations vestimentaires avant-gardiste. On peut dire qu’ils ont fait un sacré chemin ensemble, durant presque trente ans. Ils se sont connus jeunes. Pauline, une des sœurs d’Emilie a épousé Ernst Klimt, le frère de Gustav en 1891. Ernst était le cadet de deux ans de Gustav, il avait vingt sept ans à l’époque. Ils avaient été à l’école des arts et métiers tous les deux. Ernst était orfèvre ciseleur. Ils venaient de monter ensemble un atelier d’artistes… Mais Ernst est décédé un an après son mariage. Cet événement tragique a rapproché Emilie Flöge et Gustav Klimt. (…)

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La suite et fin est dans Blandice!

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