Lee-Ann (récit) : sex party en Californie

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Ajourd’hui, j’ai envie de vous plonger avec moi, aux Etats-Unis, pour une rencontre libertine sans précédent.

C’est la fin de l’été, avec Alex, mon mari, nous rechargeons tranquillement nos batteries au soleil de la Californie… So sexy le ciel de Californie. Nous nous extirpons du quotidien qui agresse et englue pour prendre soin de chacun de nous et de notre couple.

Nous parcourons des côtes ensoleillées, pour trouver des criques à l’abri de tous regards, à l’écart de tout signe de civilisation. Pfeiffer beach ! Nous descendons une pente escarpée pour arriver sur une plage sublime mais bondée de photographes et de familles. Nous marchons une dizaine de minutes jusqu’à un empilement mystique de galets dans les sous-bois du parc national Pfeiffer. Face à nous une mer bleu gris aux vagues douces et fortes à la fois. La plage est peuplée de moins d’une dizaine d’adultes occupés à bronzer en cette belle fin d’après-midi. Nous nous sentons tout de suite à l’aise pour nous mettre nus. À côté de nous, un groupe de quatre jeunes femmes, venues entre copines, ont également fait tomber le maillot de bain. Le vent sur nos peaux est vivifiant. Le soleil se fait puissant en énergie et caressant. Tout est paradisiaque de prime abord. Nous nous baignons et j’observe d’étranges êtres vivants entre les grains de sable mouillés. Dès que je lève un pied, ça grouille. La nature est surprenante. Notre paradis d’un jour est particulièrement sauvage et regorge d’oiseaux et d’insectes qui nous sont inconnus. Ils nous acceptent bon gré mal gré dans leur écosystème. La Californie ressemble ce jour-là à un rêve fantastique.

J’oublie la faille de San Andreas, la tectonique des plaques, qui me rappelle nos visites à Pompéi juste à côté de l’Etna. Nous plongeons dans la mer. Nous profitons de cette nature préservée avant de rejoindre la civilisation du spectacle dans toute sa splendeur et son gigantisme : Los Angeles, allias L.A. pour les intimes.

La disparité des situations sociales est flagrante. Un magasin d’alimentation abandonné peut côtoyer une boutique de luxe. Nous découvrons l’envers du décor de la culture la plus infusée à travers le monde depuis notre plus tendre enfance.

Puis le merveilleux se révèle à nous à la lueur des réverbères d’une rue en pente de Beverly Hills. Nous sommes invités en soirée grâce à un site de rencontres international. « It’s a dream come true » comme disent les américains. Nous descendons de notre voiture de location, tandis qu’un couple se dirige vers la maison de notre hôte d’un soir. L’homme au bras de sa compagne croise mon regard. Il est très très grand et costaud de silhouette, comme s’il était sorti d’un film d’action du box-office. Je n’aurais jamais imaginé me retrouver ici un jour. Nous pénétrons dans une villa de plein pied.

De prime abord, ma tenue Catanzaro fait son petit effet. Elle est composée d’une robe en wet look noire, laissant pleinement apparaitre ma peau entre plusieurs lanières aux attaches métalliques.  La vingtaine de personnes présentes est infiniment cordiale pour nous souhaiter la bienvenue. L’organisateur nous fait immédiatement visiter les lieux.

Dans le jardin, la piscine chauffée attire mon regard, mais nous nous dirigeons vers le salon pour faire connaissance avec la culture libertine de la côte Ouest. Nous prenons notre temps pour comprendre les us et coutumes. Un show étonnant se déroule sous nos yeux avec des jeux de flammes. Je n’avais jamais vu un tel spectacle érotique auparavant.

Nous sympathisons discrètement avec le couple que nous avions croisé dans la rue et tout dérape dans l’une des chambres de la villa. La soirée est lancée. Elle s’appelle Lee-Ann et lui Nathan. Elle me sourit avec un air étrangement malicieux. C’est son anniversaire. Son homme l’embrasse. Je l’embrasse et l’aide à se dévêtir partiellement sur un grand lit. Il se met à genou pour la lécher. Elle m’incite à venir lui prêter langue forte. Sa vulve est très belle, ses lèvres m’attirent. Son clitoris disparait, aspiré par ma bouche, entre deux baisers avec son homme. Je lèche, je lape, je laisse ma langue parcourir ses muqueuses rosies. Et là, je commence à peine à comprendre son sourire. Elle plie ses jambes écartées pour nous donner pleinement accès son intimité à moi et Nathan. Tu es prêt de moi, tu es tout autant étonné que moi. Je la regarde interrogative. Je lui demande si elle est danseuse. Elle explose de rire mais ne répond pas à ma question. Au fil de nos ébats, Nathan se met derrière Lee-Ann. Elle s’empale sur sa queue. Puis, portée par ses bras, elle se retrouve suspendue dans les airs. Je lèche sa bite, joue sur le frein, avant de voir redescendre Lee-Ann jusqu’à ma bouche. Je lèche à nouveau son sexe féminin, puis lui, son sexe masculin, puis elle… Le va et vient est fluide. C’est une situation inouïe.

« C’est sexy le ciel de Californie

sous ma peau j’ai L.A. en overdose » 

Toutes mes connaissances sur l’apesanteur sont remises en cause par la vision de leurs corps en action. Je n’ai jamais vu une telle maîtrise entre force musculaire et souplesse articulaire. Ils sont tous les deux extraordinaires au sens propre du terme, mêlant sensualité et exquise maîtrise des plaisirs. À leur contact, je relativise ce qui est possible et ce qui ne l’est pas.

Après un long moment ensemble, ils nous invitent à venir plonger avec eux dans la fameuse piscine chauffée à trente-cinq degrés. Jouir n’est pas le but ultime de nos échanges. Vivre l’est. Exister l’espace d’un instant. Vibrer. La lune est belle, l’air frais, l’eau très chaude. Alex a un don pour nous faire vivre des moments inoubliables.

Avant de partir, ils nous donnent leurs comptes respectifs sur les réseaux sociaux. Je comprends alors que nous venons de rencontrer deux acrobates professionnels. Ils nous montrent des photos d’eux à travers le monde pour leur mariage, dans des positions non conventionnelles où Lee-Ann flotte dans les airs en robe blanche, tenue par Nathan d’un seul bras. Elle n’est pas danseuse, elle est contorsionniste. Tout s’explique !

Après un court trajet en voiture, nous profitons d’un parking désert de Beverly Hills pour faire quelques photos et vidéos coquines. Los Angeles est définitivement un très bon décor de tournage. À peine arrivés au creux d’un lit king size, nous jouons la troisième mi-temps, celle où l’on se refait le film de la soirée, où l’on se murmure ce qui nous a plu et excités. Je jouis, Alex jouit, nous dormons. Paisiblement, tranquillement.


Bonus Mylène Farmer… forcément!

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