Le podcast RTL est en ligne : L’échangisme peut-il relancer le désir dans le couple ?

Merci à Flavie Flament et son équipe pour l’accueil chaleureux dans l’émission On est fait pour s’entendre :

L’échangisme peut-il relancer le désir dans le couple ?

Les invités à mes côtés étaient passionnants à écouter :

– Claire Alquier, sexologue et membre du Cabinet des Curiosités Féminines.

– Alain Héril, psychanalyste et sexothérapeute, auteur de Je fantasme donc je suis ! (Editions Eyrolles)

C’était un très agréable moment, voici le lien vers le podcast à écouter :

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/l-echangisme-peut-il-relancer-le-desir-dans-le-couple-7797093385?fbclid=IwAR1QZw4x0ixznCo4cUDa56UR0b_DqTEHXRyI8IoVqVQ95GXKZG664f1E0MA

Et pour éclaircir un peu plus ce sujet, mon article de décryptage des configurations libertines 🙂

http://evedecandaulie.fr/configurations-libertines/

Décryptage des configurations libertines

« Dis chéri, on est combien à baiser ce soir ? » Je vous rassure, tout le monde ne dit pas cette phrase de façon anodine, mais il m’est arrivé de la prononcer… après des va-et-viens entre des duos, des trios, des soirées à quatre et à bien plus si affinités.

Dans un couple, la question des configurations libertines se pose souvent au moment où l’on se demande à demi-mot : « De quoi tu as envie toi ? » Et pour les personn.e.s seul.e.s « Tiens, qu’est-ce que je pourrais faire ? ».

Le terme « libertinage » renvoie à l’idée d’une non-exclusivité sexuelle, mais une fois que l’on a dit ça, on ne connaît toujours pas le programme.

Donc, revenons-en un instant au nombre de participant.e.s :

1

On peut tout à fait être libertin tout seul, se mater un film excitant, se faire ou faire une webcam, jouer avec un ou plusieurs sextoys, explorer son corps, se masturber. Pour tout cela que l’on soit en couple, trouple, polyamoureux, ou célibataire : c’est possible ! (et même vivement recommandable, « connais-toi toi même » disait le philosophe grec). Ou alors, vous êtes voyeur.se ou exhib et bien que seul.e vous y trouvez votre bonheur.


2

Que ce soit en couple uni à la ville ou à la campagne, en relation extra-conjugale, en rencontre entre célibataires, la relation amant-amante est un peu la base du libertinage, toutes orientations sexuelles confondues. Toute connexion humaine se réalise entre deux personnes (par exemple dans un trio il y a 3 relations/connexions humaines entre 2 personnes).


3

Le fameux trio ! Celui qui fait fantasmer, qui réchauffe, qui brûle. Ce tout petit mot de 4 lettres regroupe plein de possibilités.

Plan n°1, on peut être un couple homo/lesbien/hétéro et kiffer sur un homme qui vous rejoint pour quelques heures de plaisir intense. Et en termes de mecs disponibles pour un trio, on a souvent l’embarras du choix. On a même tendance à faire sa liste au père noël, alors que la puissance du trio c’est le degré de complicité créé entre les partenaires (je sais de quoi je parle, ça me rappelle une chambre d’hôtel un dimanche matin, une heure avant le brunch, du temps où Paris comptait encore un Hilton. Bref, je m’égare). Parfois c’est bon de faire un trio avec quelqu’un avec qui on est déjà en totale confiance.

Plan n°2, on peut être un couple et chercher désespérément une femme seule… et fantasmer longtemps… ou avoir une chance de… C’est compliqué. En fait, les femmes seules cherchant des trios existent, mais elles sont les perles rares du libertinage. Et elles ont l’embarras du choix en terme de couples.

Plan n°3, personne n’a de vie commune avec personne mais tout le monde s’amuse follement. Une femme seule rencontre deux hommes seuls et l’alchimie se fait. Ça arrive. Et l’inverse aussi un homme seul et deux femmes seules. Les hasards font donc parfois bien les choses, mais ce plan-là peut aussi moins relever du libertinage assumé, s’il s’agit d’un dérapage improvisé de fin de soirée, parfois plus ou moins consenti (notamment si on a trop bu : non, on est pas libertin.e parce qu’un jour on a fait un plan à 3… mais ça peut faire réfléchir si on a aimé ça).


4

J’adore le chiffre 4 parce qu’ici, tout se complique.

Plan n° 1, Il y a trente ans de ça, en parlant de libertinage, on pensait échangisme. L’amalgame est d’ailleurs encore fait dans les médias. 4 personnes appartenant à 2 couples s’échangent leur partenaire. L’initiative peut venir de la femme de l’un et de l’homme de l’autre, des deux hommes, des deux femmes : un grand classique des clubs libertins. Le point fort de l’échangisme et son point faible : garder le couple comme unité de base du libertinage. C’est contraignant dans la mesure où il faut que 4 personnes se plaisent. Mais c’est rassurant, parce qu’on pense que les partenaires du deuxième couple ne vont pas être dans la séduction outre mesure et que tout le monde rentrera sagement à la maison. Ça se discute dans la réalité. En tous cas, ça pourrait bien vite tourner en trio si les forces du désir sont déséquilibrées.

Plan n°2, le mélangisme consiste pour 2 couples à des jeux érotiques, des caresses, des baisers et des rapports buccaux : pas de pénétration (ni anale, ni vaginale). Il faut le savoir, en club, ne présupposez pas qu’un couple est échangiste.

Plan n°3, le côte-à-côtisme, où 2 couples font des trucs (tout ce qu’ils veulent) mais côte à côte. C’est un faux antonyme du mélangisme, puisque dans le côte à côtisme, on ne se mélange pas. Pour autant, ce qui compte comme toujours c’est l’intensité de la connexion que l’on en retire (et ça peut être très très excitant).

Plan n°4, une femme ou un homme (seul.e ou en couple) et 3 autres partenaires… c’est le début de la catégorie bien connue des sites pornos : le « gang bangs ». C’est assez vivifiant en général. Et je vous laisse lire ma réponse à la question : Peut-on être féministe et aimer les gang bangs ?  D’ailleurs, ça peut aussi se faire uniquement avec des hommes pour le versant homosexuel, ou uniquement avec des femmes pour le versant lesbien. Ou être non binaire, parce que certaines personnes arrivent très bien à dépasser la notion de genre.


5 et +

Étrangement, ça redevient plus facile à comprendre à partir de 5 participant.e.s, parce que l’on retombe sur les configurations précédentes combinées entre elles. Ou alors sur un gang bang de grande échelle.

Ce qui est amusant, c’est que l’on pourrait s’imaginer qu’une orgie, c’est un certain nombre de personnes qui font l’amour simultanément, comme on peut le voir sur certaines gravures du 19ème siècle, où un groupe de personnes s’emboîtent verticalement et horizontalement. Mais il n’en est rien. Ce serait trop impersonnel et complexe, donc dans la réalité, dans une partouze on voit surtout des solos, des couples, des trouples, des quatuors qui se forment et s’associent, au gré de l’excitation qui monte à des moments différents pour chacun.e.

Pour tout vous avouer, moi, ma configuration préférée (et cela n’engage que moi), c’est « 10 couples et 5 hommes seuls » (mon mari vous dirait qu’il faut au moins avoir la moitié du nombre de personnes en couples qui soient des hommes seuls pour une soirée… mémorable). Ce n’est qu’une question de goût, je le concède, très hétéronormé.


Voilà, voilà, c’est quand même relativement vaste le domaine des configurations libertines et encore, je ne vous ai pas parlé des préférences de chacun.e en termes de dominant.e/soumis.e, actif.ve/passif.ve, pénétrant.e/pénétré.é, ni du lieu qui influe beaucoup sur le plan, ni de la non exclusivité sentimentale… mais ça c’est un autre sujet (gros clin d’œil pour les fans du livre L’infidélité promise).

Surtout, faites-moi signe si j’ai oublié une configuration, toutes les  combinatoires sont possibles !

A vous de jouer !

Histoires de Q et « polyamour » au festival des chahuteuses

Adhérez à un beau projet qui s’inscrit dans le mouvement sex-positif : http://www.leschahuteuses.fr/

Je garde un très bon souvenir du festival des sexualités joyeuses pour fêter les 5 ans de l’association les chahuteuses qui s’est déroulé hier soir dans une ambiance joyeuse et festive ✨✨✨✨✨🎂✨✨✨✨✨ En fin de soirée, avant le DJ set, le gâteau d’anniversaire est arrivé sur un plateau, c’était super parce que ce fut une surprise. Il est arrivé tout petit comme un gâteau de 10 personnes devant 100 personnes. Un complice a commencé à le servir, petite part par petite part, puis le merveilleux est entré en scène. Derrière le gâteau Misungui Bordelle œuvrait discrètement pour enlever sa jupe froufroutante blanche, son corset… et avait pour projet de s’asseoir nue, les jambes écartées sur ce gâteau encore gelé (cette fille est une vraie performeuse). Elle l’a fait devant nos yeux ébahis, et chacune et chacun sont allés chercher un peu de crème, un peu de génoise, un peu de sucre devant cette femme ouverte à la vie.

Le programme des ateliers, performances, conférences, lectures érotiques, jeu du chahut… était dense et bien préparé par toute l’équipe que je remercie chaleureusement pour leur acceuil. Forcément, j’ai repris ma carte de membre pour un an.

Et pour vous faire partager ces beaux moments, voici le contenu de mon intervention au festival des chahuteuses, dans la section de stand up « histoires de Q » présentée par Salvia. On m’avait demandé de parler de mon expérience, on m’avait donné un thème en un mot « polyamour » et un timing de 5mn. Let’s go! J’étais partante, mais je ne m’attendais pas à être aussi émue. Ma main tremblait, tout le long de mon speech. C’était beau, c’était fort.

Vous pouvez l’écouter :

ou le lire :

« La polyamorie est la possibilité de vivre en parallèle plusieurs relations intimes – possiblement amoureuses et/ou sexuelles – avec l’accord libre et en conscience de chacune des personnes concernées. »

C’est la définition parue dans le monde il y a quelques semaines.

J’étais là au premier festival des chahuteuses, il y a 5 ans. Je suis venue en partie parce qu’il y avait une mini conférence sur le polyamour.

Les chahuteuses pour moi, c’est un cercle où j’ai retrouvé des concepts de l’éthique polyamoureuse :

  • transparence
  • bienveillance
  • authenticité
  • empathie
  • être en conscience
  • être dans une approche positive

Les chahuteuses c’est un espace où beaucoup de mes cercles de connaissances se recoupent et dans lequel je peux me montrer à visage découvert dans tous les événements et ça, ça n’a pas de prix.

[j’enlève mon masque]

Le polyamour questionne mon rapport aux autres personnes.

C’est quoi une relation? C’est quoi une connexion? Est-ce forcément un lien? Un attachement (comme on dit en psychologie pour la relation parent-enfant) ? Une relation d’interdépendance ?

Si c’est une connexion, qui va vers qui? Est-ce simultané?

Dans ma vie, j’ai eu des relations intimes romantiques avec sexualité, des relations romantiques sans sexualité.

J’ai eu également beaucoup de relations non romantiques avec sexualité. Mais il n’y a pas de plan Q qui ne soit pas intime, c’est illusoire. Certaines relations durent depuis plusieurs années, Nous partageons des moments complices, de la confiance, au delà des apparences sociales.

Mas je dois l’avouer, avec Alex, mon mari, on aime jouer ensemble, on ne se prend pas trop au sérieux. On va parfois chez l’habitant à travers le monde pour un trip GFE : “Girl Friend Experience”. C’est quand tu fais comme si tu étais la petite amie d’une personne, alors que parfois tu ne la connaissais pas un quart d’heure avant, mais tu as un bon feeling. C’est hyper sympa comme trip : « Et si on jouait à être ensemble officiellement dans un lieu de vacances où personne ne nous connaît ». J’aime beaucoup ces moments hors du temps, où j’envisage d’autres vies que j’aurais pu avoir avec d’autres personnes.

Et Alex alors, mon mari formidable ?

La dernière fois qu’il a eu une relation très forte avec une autre personne, j’ai pensé à une chanson de Patricia Kass « Je voudrais la connaître, savoir comment elle est, est-elle ou non bien faite est-elle jolie, je voudrais… » En fait, c’était Alice, une amante à moi, que j’aime beaucoup. J’ai écouté les récits d’Alex, vu ses sourires entre deux sms. Je l’ai observé amoureux, emballé par l’énergie de cette nouvelle relation. Nous avons même fêté le nouvel an ensemble, dans une ambiance hyper intime et agréable. Et puis un jour j’ai compris qu’en un sms c’était fini. Et j’ai laissé faire le temps.

J’ai appris le mot compersion grâce au polyamour: être content que l’autre soit content. vouloir le bonheur de ses partenaires. Qu’est-ce que j’ai de mieux à faire de ma vie que de vouloir voir ma, mon, mes partenaires heureuses et heureux. Quoi de plus logique que de me réjouir du bonheur des personnes avec qui je suis en relation ?

Oui j’ai envie de me sentir pleinement vivante en vibrant de différentes façons en résonance avec d’autres personnes.

Mes cordes sensibles sont :

  • corporelle (j’ai découvert les échanges de massages de Deva et Joe Jam récemment, qui sont créatifs et tendres),
  • sexuelle,
  • émotionnelles,
  • romantique,
  • intime,
  • sociale (ce que l’on appelle souvent le fameux projet de vie)

Ce sont mes mots à moi, la liste n’est pas exhaustive.

Enfin, j’aime bien l’usage par les poly de la langue des signes alors même que l’on a toutes ses capacités d’audition. Parce que parfois, les mots ne viennent pas facilement et que le geste renforce en moi les émotions que je peux ressentir.

Donc, celui là, est-ce vous le connaissez? 

[une main à plat sur le sternum qui part devant soit pour finir comme une offrande]

Il a des variantes, il signifie “Je t’aime”.

Je trouve que ça fait du bien de le faire, pour soi-même, pour les autres.

Depuis 2 ans, je vis sans règles

Hasard ou pas, cette semaine j’ai rencontré des filles de la plateforme cyclique, dédiée aux règles.

Et aujourd’hui, on parle de règles, ou plutôt de la féminité compatible avec l’absence de règles. Depuis 2 ans, je vis une vie sans règles.

Les menstruations ne me manquent pas. Ne plus être sujette au grand bouleversement hormonal mensuel est un soulagement. Plus de démultiplications cellulaires en folie pour préparer l’arrivée d’un hypothétique bébé. Je profite d’un état de constance de mon corps de femme, que je n’avais plus connu depuis l’adolescence. Je me sens femme sans avoir mes règles, comme je me sentais femme quand je les avais. Honnêtement, oui, ça me clouait au lit parfois tellement mes règles me faisaient mal. Je me souviens d’ailleurs du premier jour de ma vie où j’ai eu mes règles. Ma mère a insisté pour que je vienne faire une ballade en vélo. Pour elle, c’était bien de se bouger dans ces cas-là, de faire du sport. J’ai eu mal les premières fois, j’ai eu mal à chaque fois.

Ce matin j’ai pris une pilule progestative. Elle s’appelle Optimizette, elle me permet d’éviter les effets de l’endométriose : les cellules de mon utérus ont migrées dans d’autres zones de mon corps, mais elles ne saignent plus tous les mois, puisque je n’ai plus de règles.

J’ai appris récemment que l’on pouvait aussi prendre en continu n’importe quelle pilule de 21 jours et ne pas avoir de règles. Cela serait sans danger, et même pire, les chercheurs britanniques ont remonté les vieux dossiers : l’arrêt de la pilule déclenche « un cycle ajouté » complètement factice. La cause ? Espérer plaire au pape. No joke…

John Guillebaud, professeur émérite en santé reproductive, interrogé par The Telegraph, retrace cette histoire. « Le gynécologue John Rock l’a conçue parce qu’il espérait que le pape accepterait la pilule, et la rendrait acceptable pour les Catholiques », explique-t-il. « Rock estimait qu’en imitant le cycle naturel, le pape l’accepterait. Quand sa campagne auprès du pape a échoué, il a tout simplement cessé d’être Catholique après avoir été croyant toute sa vie. » (https://www.huffingtonpost.fr) L’information a été reprise également par sciences et avenir.

J’ai également lu avant ma grossesse, le livre de Philippe Vignal, « L’enfer au féminin », qui va beaucoup plus loin. Il a été un temps mon gynécologue et il m’avait confié dans son cabinet que les lobbys des règles sont puissants (oui, ça existe, comme tampax et consorts… ceux là même qui nous empoisonnent en mettant des substances toxiques dans les tampons et serviettes hygiéniques). L’idée forte du livre est d’expliquer le mécanisme des règles, pourquoi une femme moderne subit beaucoup plus de cycles que les femmes des sociétés traditionnelles. Son raisonnement part d’un postulat qui mérite d’être entendu :

« En gros, qui dit cycle (règle), dit renouvellement cellulaire. Qui dit renouvellement cellulaire dit risque de développement d’une cellule cancéreuse. Les règles générées par les pilules à oestrogènes (au moment de l’arrêt de 7 jours ou des prises des pilules placebo placées en fin de plaquette), sont de fausses règles. Inutiles. Rassurantes pour certaines ? Euh… personnellement je vis sans depuis plus de 8 ans, autant vous dire que je suis plutôt ravie !! Le risque de cancer du sein est proportionnel au nombre de cycles et de règles. La fréquence des cycles chez la femme a été multipliée par 4 ou 5 par rapport à un mode de vie naturel mais l’organisme féminin n’est pas fait pour supporter 450 cycles. (« avant », nos ancêtres femmes allaitaient longtemps, puis enchainaient avec une nouvelle grossesse, elles avaient donc très peu de cycles). Les pilules oestroprogestatives avec cycles artificiels sont donc potentiellement cancérogènes du fait qu’elles entraînent des cycles. Seule une pilule contenant uniquement de la progestérone mettant en sommeil les ovaires pourrait ne pas comporter de tels risques. » (blog e-zabel.fr)

Je vous jure que ça me fait flipper quand vient Octobre Rose, que l’on parle des dépistages, et que l’on n’évoque jamais cette histoire de règles. Lisez le livre, faites-vous votre opinion, parlez-en à votre entourage.

La dernière fois que j’ai vu Philippe Vignal, je lui ai demandé pourquoi il s’était engagé dans ce combat. Il est âgé, grand-père, très professionnel. Et il m’a répondu : « Parce que mes patientes meurent du cancer du sein ». Alors, peut-être qu’en France, il y a une toute petite zone du 16ème arrondissement où dans quelques années les femmes n’auront plus de cancer du sein. En tous cas, sa théorie m’a convaincue à titre personnel.

Bon, allez, pour un peu de légèreté bien pensée, on se regarde « Et tout le monde s’en fout » sur les règles :


Pour aller plus loin :

Un billet engagé : Femmes en finir avec la tyrannie des règles https://blogs.mediapart.fr/philippe-vignal/blog/020415/femmes-en-finir-avec-la-tyrannie-des-regles

Une interview de Philippe Vignal : https://lepetitjournal.com/pekin/actualites/medecine-le-docteur-philippe-vignal-presente-lenfer-au-feminin-34382

Des vidéos :

CANCER PILULE ET HORMONES : L’enfer au féminin from Philippe Vignal on Vimeo.



Des articles de presse :

https://www.mariefrance.fr/equilibre/sante/notre-dossier-sante/la-pillule-un-cas-particulier-20872.html

https://www.lemonde.fr/m-moi/article/2015/10/20/les-regles-en-avoir-ou-pas_4793238_4497945.html

La fiche santé de la pillule optimizette : https://eurekasante.vidal.fr/medicaments/vidal-famille/medicament-gp5638-OPTIMIZETTE.html

Partons pour la Suisse avec un podcast Question Q spéciale candaulisme sur RTS

Question Q est un talk-show hebdomadaire autour des sexualités diffusé sur la 1ère chaîne de la radio télévision suisse.
Voici le podcast du vendredi 8 février 2019, où j’étais l’invitée de Christine Gonzalez dans l’émission, pour aborder sans détour la question du candaulisme. Une heure de discussions, de témoignages, d’analyses, avec sérieux et humour, franchise et liberté:

« Baise-le, je vous regarde ! »

Ça s’appelle le candaulisme. Aimer voir sa ou son partenaire faire l’amour avec quelqu’un d’autre. On peut être cocu, et un cocu comblé !
Avec les chroniques de Mélanie Chappuis et Thierry Sartoretti.
Merci à toutes l’équipe RTS Lausanne et Paris 🙂

Un très grand entretien en ligne sur candaulisme.com

En ce moment, je suis en pleine promo d’Osez le candaulisme (allez dans l’agenda, il reste des dates ;)) Et un matin récemment, j’ai reçu un texto qui disait ceci en substance : « Hello Eve, es-tu partante pour une interview au métro Villiers dans le 17ème à 17h? » J’ai dit oui, j’y suis allée et j’ai découvert un homme passionné par la vie au sens large du terme. Il s’agissait du créateur du site et forum candaulisme.com un mec adorable. Il a posé un dictaphone sur la table et nous avons parlé vraiment longtemps. Il a tout enregistré, retranscrit consciencieusement pour vous (Merci à lui sincèrement). Il s’agit d’une conversation qui explique bien mes pensées du moment sur le candaulisme :

https://www.candaulisme.com/articles-candaulistes/osez-le-candaulisme-eve-de-candaulie-se-met-a-nu

Laissez-lui des commentaires, pour que je connaisse vos retours, votre opinion sur cette vaste thématique :-*

Résolution n°1 : Osez draguer un mec

Parlons d’un “Osez” que j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à lire : Osez draguer un mec, rédigé par Flore Cherry pour les éditions La Musardine.

Bon, dans le salon de belle-maman, je me suis un peu planquée pour le lire, mais en deux soirée, je fus conquise.

Le concept m’a tout de suite plu, ce guide pratique est rédigé comme si chaque femme avait une boutique. Flore Cherry nous explique comment faire une étude de marché, indiquer ses horaires d’ouverture, soigner sa devanture, rester professionnelle, se démarquer du marché…  tout ce qu’une femme fait d’ailleurs quand elle cherche un nouvel employeur, mais avec des conseils focalisés sur notre vie privée.

Flore Cherry sur Sud Radio avec Brigitte Lahaie

Flore aborde des techniques de confiance en soi (c’est à dire être bien avec soi-même au quotidien) et explique très bien pourquoi elle ne parle pas de ce qui fait le succès des sites de conseils en séduction pour hommes : la manipulation. Parce qu’effectivement, je suis totalement d’accord avec elle, scruter les moindres comportements, la communication non verbale de la personne que vous souhaitez draguer, ce n’est pas être dans l’instant présent, vivre quelque chose d’unique avec cette personne.

Aucune morale dans ce livre sur la drague d’un soir ou celle pour trouver celui qui s’engagera dans un prêt sur 30 ans pour acheter ensemble un nid douillet, tout est possible, il suffit d’être clair sur ce que vous attendez à un instant T de la relation naissante. Je me suis sentie pousser des ailes pour aller discuter avec des personnes captivantes et plus si affinités. Ce guide “Osez” est fait pour toutes les femmes parce que l’on ne dit pas assez aux filles d’osez faire le premier pas mais il peut se lire quelque soit votre genre : les conseils sont judicieux. Quand j’avais vingt ans, l’une de mes amies m’avait dit :

– Il faut toujours que ce soient les filles qui fassent le premier pas, les garçons n’osent pas.

Bingo! J’avoue que ce conseil m’a permis de draguer mon mari.

Quelques années plus tard, mon mari m’a révélé une vérité que Flore dévoile dès les premières pages du livre et qui est la base de mon succès dans mes tentatives de drague et qui me fait relativiser mes échecs :

  • Les hommes disent rarement non à une femme qui les drague

On ne le dit pas assez aux jeunes filles, mais les hommes sont de vraies chauda…, toujours assez à l’aise avec le fait de se faire draguer. Ils le prennent bien, ils sont contents que l’on s’intéresse à eux… et ils disent oui, très facilement. Et parfois, ils me disent non, et ok c’est cool pour moi.

Ce livre reprend des concepts que j’applique dans ma vie de tous les jours et qui font pour moi toute la différence, comme le “Fuck yes”. Tu es bien dans une situation, avec une personne, si on te propose une activité et que du fond du cœur, tu as envie de répondre “Oh oui alors, carrément” (d’où le “Fuck yes”), et pas juste “mouais” ou “pourquoi pas”. L’idée très bien développée dans le livre, c’est d’oser draguer une personne qui vous donne de l’entrain, avec qui vous vous sentez vivante, et qui vous fait vous sentir vraiment bien.

Je vous recommande donc vivement la lecture de cet opus, qui décrit très bien la vision de Flore sur la sexualité des femmes : j’adhère !

Merci Flore!

Disponible en version électronique et papier pour 9€ seulement à la librairie La Musardine.


Bonus Cendrillon by Arte

Une très belle vidéo/docu (passionnante) « dans les pas de Cendrillon », qui donne envie de devenir une femme sujet désirante qui ose draguer et savoir de qui (et non pas de quoi) elle tombe en amour…

SNAP : Le travail du sexe, comment passer du fantasme à la réalité?

Qui est mieux placé.e que les travailleurs et les travailleuses du sexe pour démystifier la réalité de ces métiers et parler des enjeux politiques actuels sur le sujet?
Bienvenue au SNAP festival (Sex Workers Narratives Arts and Politics), le 1er « sex worker fest » français, les 2-3-4 novembre !

Ça se passe au point éphémère, un très beau lieu au bord du Canal Saint Martin (200 quai de Valmy, Métro Jaurès ou Louis Blanc).

La programmation propose des projections de films, des soirées spectacles et performances, des conférences et table rondes avec des artistes, expert-es, organisations de travailleurs·euses du sexe qui exposeront leurs visions, savoirs situés, pensées critiques et expertises de terrain.


Billetterie en ligne (le pass 3 jours est à 35 euros, c’est vraiment un bon plan)

Toute la programmation sur http://snapfest.fr


Mes purs coups de coeur du SNAP :

  • L’exposition collective « Parental advisory explicit females », tout le long du festival, qui m’a l’air d’être une petite merveille de créativité débridée 🙂
Blow jobs are real jobs www.instagram.com/Kiaawilliams
  • « Kopfkino », un film de Lene Berg, samedi 3 novembre à 19h, projection rencontre avec Axelle de Sade, dominatrice professionnelle. C’est un vrai dîner filmé, montrant les conversations de huit femmes vêtues de divers tenues fétichistes sexuelles clichés : une militaire, une écolière, une directrice de cirque, une princesse, etc. Pendant qu’elles mangent et boivent, elles échangent autour de leur métier, qui est de réaliser les fantasmes sexuels de leurs clients – soit comme esclaves, soit comme dominatrices.

  • La soirée Perf’putes le samedi 3 novembre à 21h, avec des travailleuses-eurs sexuels parlant depuis divers perspectives : hommes, femmes, trans, cis, usager-es de drogue, séronégatifs-ves, séropositifs-ves, migrant-es, non migrant-es. Une super initiative!

BON FESTIVAL À TOUTES ET TOUS!

 

Est-ce féministe de porter un strapon?

Un strapon, c’est un gode ceinture, un harnais godemichet, conçu pour être porté pour pénétrer un ou une partenaire. La question fait suite à un article que j’ai lu sur le sujet en anglais via slutever… et à la réception de mes deux nouveaux strapons commandés sur RodéoH. C’est une marque qui propose des produits très perfectionnés (avec stabilisateur pour éviter de se faire mal au pubis par exemple) et fait notamment des grandes tailles pour les filles, ce qui est trop génial (on m’a donné le tuyau dans l’atelier « First lady » que j’ai co-animé avec Maryssa Rachel, lors de l’érosphère cette année).

La question que suggère le titre de l’article est de savoir si lorsque j’enfile l’engin, je suis en train de singer l’homme plutôt que de me connecter au féminin sacré en moi. Déjà, là, je me dis qu’être féministe c’est dépasser la scission entre « les filles et les garçons » pour nous considérer tou.te.s comme des êtres vivants à respecter. Quand je pénètre une femme ou un homme, je vis une expérience autre que celle que la société souhaite m’assigner au travers du statut de femme uniquement pénétrable. Et quelque soit l’origine de ce qui m’excite, je ne peux que constater que ça me fait mouiller beaucoup plus que de voir des mecs faire du sport sur les quais de Seine torse nus (et pourtant ça me fait déjà beaucoup mouiller… et si je savais comment faire, je les sifflerai bien, mais ce ne serait certainement pas très féministe).

Pour moi, porter un gode ceinture, c’est aussi féministe que lorsqu’Adam de Nouveau plaisirs explique les multiples orgasmes masculins, dont les orgasmes prostatiques, qui impliquent un homme pénétré. Envisager la possibilité d’être pénétré, apprécier la pénétration quand on est un homme est pour moi un acte féministe.

Au moment où j’ai publié une photo de mes nouvelles acquisition, un lecteur m’a dit texto : « Je ne savais pas que vous aviez des penchants de dominatrice ». Alors, ça j’ai trouvé que c’était intéressant. Pénétrer, est-ce forcément dominer? Eh bien, pas forcément. Voire même, ça ne devrait rien avoir à voir. On m’a aussi dit « Madame est joueuse », ce qui est vrai, j’aime la diversité des jeux sexuels. Quand je pénètre mon ou ma partenaire, je ne le ou la domine que si il ou elle a envie d’être dominé.e. Je vous donne un exemple : si la personne a envie d’être humiliée, je peux par le verbe et par le geste jouer sur son fantasme, lui expliquer combien c’est obscène d’être pénétré.e et que ses joues devraient en rougir davantage. En revanche, si mon ou ma partenaire est en demande de pénétration de ma part et trouve ça simplement exaltant, je serai juste moi, ni dominante, ni dominée, à donner du plaisir à quelqu’un.e d’autre. On n’est pas obligé.e.s d’y inclure des jeux de pouvoir.

L’un des deux godes ceintures que j’ai commandé est à pile parce que j’avais envie de jouir en pénétrant une partenaire que j’apprécie intensément (oui, j’ai acheté cet engin avec préméditation à des fins saphiques pour une sculpturale déesse black, clin d’œil pour ceux qui suivent mes confidences sur l’oreiller). Là encore, on peut se dire que je veux jouir comme un mec pendant la pénétration. Et en même temps ce qui me séduisait, c’était l’idée de pouvoir jouir même avec l’attirail du gode ceinture. Ma partenaire, elle, arrive à jouir en me pénétrant rien qu’à frotter son clitoris contre le mien. Moi, je n’y arrive pas comme ça, j’ai envie de tester un orgasme en étant « active ». Le gode ceinture n’est qu’un objet de plaisir, très orienté sur la génitalité, parmi toute une palette de façons d’obtenir du plaisir.

La première fois où nous avons fait l’amour avec mon amante, je l’ai massée, léchée, caressée. Elle m’a prise avec un gode ceinture, je l’ai prise avec le même gode ceinture, puis j’ai joui, je suis restée à son contact encore et encore. C’était long, c’était bon, sans enjeu de performance. Pourtant, je lui ai même demandé, « est-ce que tu as joui? » et ça l’a faite rire. Peut-être que ce n’était pas une demande très féministe. Jouir est un acte personnel dont nous avons chacun l’unique appréciation. On ne jouit jamais à deux, on jouit toujours seul.e, parfois avec d’autre.s personnes, parfois en simultanée avec une autre personne. Nous ne faisons que nous accompagner les un.e.s les autres dans la vie.

Ahhh, j’allais oublier : et si la tige du gode ceinture ressemble à une bite, à un phallus de mec, est-ce toujours féministe? Moi, je dirais que oui, dans la mesure où envisager son potentiel corps masculin est intéressant dans la vie d’une femme. Après tout, ce n’est que la loterie de la génétique qui nous a légué notre sexe biologique de naissance. Et puis, j’ajouterai quand même que les modèles que j’ai commandé sont violets, dont l’un est superbement iridescent. Les objets pénétrants de nos jours ne représentent plus forcément des sexes humains. À bas les couleurs de peau, les genres et leurs étiquettes : vibrons tout simplement du plaisir d’être vivant.e.s.

Alors, est-ce féministe de porter un strapon? FUCK YES!

Je vous aime tou.te.s, laisser moi un commentaire sur ce que vous inspire mon article (promis de mon côté je vous rédigerai un récit du test de mes nouveaux joujous).


Bonus démonstration RodéoH


Double bonus Osez le féminisme : Beyoncé est-elle féministe ? – Le livre

Le pitch : « Pourquoi y a-t-il des femmes nues partout ? Que faire si j’ai été harcelé.e en ligne ? Où sont les femmes dans les livres d’histoire ? C’est quoi des trucs de meufs, c’est quoi des trucs de mecs ? Amour, désir, sexe, tout pareil ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme présidente de la République en France ?

Osez le Féminisme ! répond dans ce livre engagé et sans tabou, à 10 questions autour de l’égalité entre les femmes et les hommes pour lutter contre le sexisme, permettre à chacun.e de se réaliser sans injonction, et encourager la réussite des filles et des femmes. Et montre qu’il est possible de construire un monde juste et libre pour toutes et tous. »

Vous pouvez commander ce livre qui vient de sortir en septembre sur http://osezlefeminisme.fr/beyonce-est-elle-feministe


Triple bonus expert by 69 désirs

Vous pouvez lire en ligne en anglais une interview de 69 désirs sur la marque RodéoH : https://www.69desirs.fr/rodeoh-createur-harnais-san-francisco/

Tou.te.s des salopes : viens matter Slutever, avec Karley Sciortino

Karley Sciortino pour Vogue

Mon coup de cœur du moment, m’a été soufflé dans l’oreillette par Clark Kent, toujours sur la brèche pour nous trouver des contenus #CULturels fabuleux. Slutever est une série télévisée diffusée par Viceland dans un nouveau format tout beau, tout chaud, depuis janvier 2018 (et depuis juin en France). Au départ, la jeune blonde Karley Sciortino, sexperte de Vice, a écrit un livre « Slutever » et co-anime le superbe blog slutever.com depuis 2007.

Son constat est simple « Tout le monde a son penchant pour la luxure, mais pourquoi sommes-nous mal à l’aise avec ça? » (en anglais : « “Everyone’s horny, but why are we all so weird about it?”). Mais oui, pourquoi?!?

Et là, elle part à la rencontre de gens et de trips contemporains avec une candeur et une ouverture d’esprit absolument rafraîchissante. Cette saison m’a beaucoup excitée. On y parle : de la vie des personnes « esclaves au quotidien » (life style slaves), des fantasmes sur les monstres, des massages avec finition pour femmes, des voyages coquins (avec un comparatif de différents KinkBNB), du travail des camgirls (ça plaira à Charlie), de l’univers outrageusement somptueux du sexe de luxe avec Dita Van Teese (il fait chaud tout à coup, non?), défendant fièrement le bain moussant aux pétales de rose, et Bettony Vernon en VRP incroyable à proposer des mallettes à 150 000 € pleines d’engins inoxydables multifonctions, dont certaines sexuelles (sans oublier la présentation d’un sextoy en or Lelo amenant le vendeur à déclarer « les gens riches n’ont pas de meilleurs orgasmes mais des orgasmes plus chers »), de la transexualité (avec les conseils éclairés de Buck Angel), de l’usage du cannabis dans la sexualité des femmes, et enfin bien sûr avec la vague médiatique sur l’intelligence articicielle, des… robots sexuel.le.s. On trouve également d’autres épisodes sur le net, absolument étranges sur du porno mormon, des kidnapping consentis de traders à Wall Street, et des boyfriends en location au japon. C’est sans fond, et c’est bon.

Le format est parfait, une vingtaine de minutes. Le côté immersif aux côtés de Karley est très rassurant, le montage est super soigné, les images sont belles. Quelque part, c’est un oasis pour adulte averti, une vraie série documentaire qui explore la diversité des pratiques contemporaines, avec beaucoup de bienveillance.

Son usage du mot « slut » (salope) me plaît. Ça me rappelle les origines du mot « queer » (mot anglais signifiant « étrange », « peu commun », « bizarre »), qui est apparu à partir des années 1980, pour regrouper les identités non-conventionnelles (soit les personnes non-hétéronormées).  Et Karley fini donc ses émissions avec une phrase personnalisée en fonction du thème qui signifie toujours « see you soon sluts ». 

Pour info, la série est payante, mais en ce moment, on trouve facilement tous les épisodes sur Dailymotion  (je ne garantie pas la longévité de ce lien).


Teaser officiel :

SLUTEVER

Interdit aux fermés d'esprit. SLUTEVER. À PARTIR DU 10 JUIN. SUR VICELAND

Publiée par VICE TV sur Vendredi 1 juin 2018


Mes 3 épisodes préférés avec Karley

C’est très subjectif, mais j’ai aimé l’épisode qui parle entre autres du porno mormon, parce que ça a créé des fantasmes chez moi (tout leur côté rites de passage, costume virginal). J’ai adoré l’épisode sur les fantasmes de kidnapping. Et celui sur les monstres a ouvert la voie à de nombreux nouveaux fantasmes pour moi (je ne connaissais pas le « truc » des oeufs… chut, je n’en dis pas plus).



Bonus aux origines du projet

Le trailer d’origine de 2012 est super frais, avec Karley, beaucoup plus au naturel :


Double bonus les rues de San Francisco

Bon, vous l’aurez compris, je suis fan de Karley Sciortino. Quand elle me parle de l’artère principale de San Francisco en mode guide touristique avec des explications historiques sur chacun des quartiers, j’adore :


Triple bonus Sexploration via Là-bas si j’y suis

Dans un autre style, plus francophone, vous pouvez écouter « les sexplorateurs », les épisodes de l’été de l’émission radiophonique en ligne de « Là-bas si j’y suis » : https://la-bas.org/la-bas-magazine/dossiers/les-sexplorateurs