DIY – Chocolats de massage fondants

Mmm, un tutoriel coquin réalisé en partenariat avec beaute-test.com (celui sur les bougies de massage est ici).

Quoi de plus sensuel que de se consacrer quelques instants à l’organe le plus vaste du corps humain : la peau! Avec ces petits galets en forme de chocolats (à ne pas laisser traîner entre toutes les mains), votre partenaire n’a plus qu’à fondre de plaisir. En quelques minutes, ils vont se réchauffer, se liquéfier, libérer leurs arômes gourmands au creux de votre paume en contact avec son épiderme. Un vrai DIY pour vous réchauffer sur la couette, avant de passer dessous !

Le saviez-vous? On trouve beaucoup de pain de massage de la taille d’un savon dans les boutiques de cosmétique, mais jamais en unidose. Une bonne raison pour les fabriquer soi-même et changer de goût comme d’humeur coquine. Les ingrédients sont tous comestibles. Ce n’est pas très bon à manger, car il y a plus d’huiles que de chocolat blanc dans la recette, mais si vous en léchez, c’est inoffensif : laissez vous aller à vos envies!

Un massage fondant au chocolat blanc pour une glisse en douceur!
Ingrédients :
2 cuillère à soupe de cire d’abeille,
1 cuillère à soupe de beurre de cacao,
1 cuillère à soupe de beurre de karité,
1 cuillère à soupe d’huile de coco,
2 carrés de chocolat blanc
2 gouttes d’un arôme gourmand (chocolat, vanille, caramel, douceur lactée, coco sun… sky is the limit),
1 gramme de glycérine (optionnel, ça donne un finish brillant assez joli).

Matériel :

Moules en silicone (à chocolat, à gâteaux, tout est possible)

Recette : dans un récipient, faites fondre au bain-marie la cire d’abeille, puis ajoutez un à un le beurre de karité et de cacao, l’huile de coco, le chocolat blanc, puis la lichette de glycérine en remuant entre chaque cuillère pour bien délayer le mélange qui doit être claire et liquide.

Si vous souhaitez incorporer un unique arôme à vos compositions sensuelles, ajoutez 8 gouttes d’arôme dans le récipient.

Sinon versez votre préparation dans les moules à chocolats, dans chaque case ajouter 2 gouttes de l’arôme de votre choix, mélanger délicatement avec un cure dent. Laissez refroidir à température ambiante. C’est prêt !


Retrouvez les recettes en détail en ligne :  https://www.beaute-test.com/mag/article-diy-galet-et-bougie-massage-pour-une-soiree-saint-valentin-sensuelle.php

(et puis celui sur les bougies de massage est aussi ici).

DIY – Bougies de massage basse température

C’est cadeau : voici une vidéos de tutoriel coquin réalisé en partenariat avec beaute-test.com pour réaliser facilement chez vous vos bougies de massage (celui sur les galets de massage est ici). J’avais vraiment envie de les faire depuis longtemps. Je suis hyper fière du résultat (merci à toute l’équipe, hyper professionnelle). Partageons l’amour des bonnes recettes (ou les bonnes recettes d’amour).

Vous avez toujours rêvé de jouer avec les bougies quand vous étiez enfant : ce rêve peut enfin devenir réalité. Laissez fondre un peu la bougie et tester sur le revers de la paume de votre main. La cire doit être chaude mais pas brûlante. Les bougies de massages sont faites avec des ingrédients spécialement prévus à cette effet. Allez, tentons l’expérience avec ce DIY sensuel et gourmand!

Le saviez-vous? Les bougies à basse température permettent de pouvoir verser quelques gouttes sur le corps de votre partenaire pour servir d’huile de massage sans brûlure. Vous pouvez mettre votre doigt dans la cire fondue : cela ne brûle pas ! Ouf! C’est magique, mais cela tient aux ingrédients utilisés : l’une des propriétés de la cire de soja, sa température de fusion est plus basse (55°) que celle de la cire de paraffine (57°) ou la cire d’abeille (65°). Idem pour les huiles incorporées dans la bougie. Soyez de toute façon bien à l’écoute de votre partenaire, qui doit vous dire si c’est bon, si c’est chaud mais pas trop. Faites préciser à quel endroit de son corps c’est possible de laisser couler la bougie.

Bougies de massage sensuelle

Ingrédients :
3 cuillère à soupe de cire de soja,
1 cuillère à café de beurre de karité,
1 cuillère à café d’huile de coco,
8 gouttes d’un arôme gourmand (chocolat, vanille, caramel, douceur lactée, coco sun… sky is the limit),

Matériel :
1 bocal de mini confiture,
1 mèche cirée montée sur socle,
1 papier cartonné de 6 cm par 2 cm.

Recette : plier le papier cartonné en deux dans le sens de la longueur, faites une encoche en forme de losange au milieu de cette pliure (pour laisser passer la mèche de la bougie plus tard). Puis dans un récipient, faites fondre au bain-marie la cire de soja, puis ajoutez un à un le beurre de karité, l’huile de coco, en remuant entre chaque cuillère pour bien faire fondre chaque élément de la préparation. Ajoutez enfin l’arôme hors du feu. Versez ce mélange clair et liquide dans le petit pot en verre. Plantez le socle de votre mèche de bougie au centre (regardez par le dessous votre bougie pour ajuster et centrer le socle en métal). Déposez le papier cartonné sur le haut de votre bougie en faisant passer la mèche dans l’encoche pour la stabiliser. Laissez refroidir à température ambiante. C’est prêt !


Retrouvez les recettes en détail en ligne :  https://www.beaute-test.com/mag/article-diy-galet-et-bougie-massage-pour-une-soiree-saint-valentin-sensuelle.php

(et puis celui sur les galets de massage est aussi ici).

Test bien au chaud de l’aneros progasm junior & du relaxant anal bio Divine’xtase

🔞#SEXTOYS
Voici un nouveau partenariat avec le site www.pimentrose.biz pour deux tests majeurs : l’aneros progasm Junior & le relaxant anal bio de Divine’xtase #COMBO de choc!
J’étais tranquille chez moi, je venais d’acheter un réfrigérateur une heure plus tôt, de passer à la poste chercher mon colis. Une tasse de café posée sur le coin de la table de ma salle à manger, je me suis interrompue dans ma dégustation de panpepato au chocolat pour faire de suite une photo du déballage du colis (l’impatience est l’une de mes qualités). Évidemment, tout était sous contrôle : emballage discret, puis des boites dans des boites pour arriver enfin à tenir dans mes mains cet objet de diamètre raisonnable (3cm) : le progasm junior.
Cette année nous avons une bonne résolution commune avec mon mari : faire en 2019 un focus sur l’anal. Oui, on a des envies comme ça et ça nous plaît bien.
Je vous avais déjà parlé des masseurs prostatiques pour les femmes, ici on revient avec un modèle de compétition « experience level » (c’est écrit sur la boîte), noir hyper beau, en plastique dur et lisse innovant « glass like plastic », made in U.S.A. Je parcours les retours d’expérience en anglais : sensation is intense beyond description (…) ecstasy for over an hour (…) explosive, convulsive, multi-wave orgasm (…) unbelievable and incredibly intense… Bon en français nous n’avons qu’un seul mot pour ces deux là : Incroyable !
J’ai déballé le flacon de relaxant anal, en étant subjuguée par la mention Bio, ce qui est rarissime sur ce type de produit. C’est très hygiénique, j’arrive facilement à en mettre sur le bout de mes doigts sans en mettre partout. J’en dépose délicatement sur les bords de l’étoile musclée que l’on nomme « anus ». Le liquide un peu huileux est très agréable au toucher et surtout il sent divinement bon les huiles essentielles.
Et parce que j’ai envie de tout vous dire, à ce moment-là je suis partie me laver les mains et préparer une quiche. Le temps que le relaxant fasse effet.
10 minutes plus tard une fois la quiche enfournée (je vous passe la recette, je suis classique, pâte brisée, 6 oeufs, comté rapé, lardons et oignons revenus à la poêle, crème fraîche allégée), je suis retournée au salon.
J’ai introduit l’aneros sans réelle difficulté (même si je note qu’il est plus petit de diamètre que le tuyau de mon mari… à suivre). Et j’ai sorti le Magic Wand. Je me suis masturbée, jusqu’à une jouissance explosive, convulsive avec de multiples vagues d’orgasmes. Avec l’aneros mon orgasme est plus vaste (en termes de sensations).
J’ai fermé les yeux, je me suis laissée aller. Et puis j’ai repris mes esprits, pour aller sortir cette quiche du four, pile au bon moment. La classe : réussir un test ET une quiche!

J’ai vaqué à mes occupations Pour voir si c’est agréable à porter sur une plus longue période. Ce n’est pas fait pour mais c’est tout à fait possible et plutôt agréable.

La bonne surprise fut au moment du retrait parce que les huiles essentielles du relaxant sentent super bon. Après, comme pour tous les sextoys, il faut laver ses outils après chaque utilisation, à l’eau et au savon ou avec un nettoyant bio de Divine’xtase.

INFORMATIONS PRATIQUES


Voilà j’ai passé quelques heures bien remplie(s) et je pense que je vais recommencer régulièrement. 2019 ce lit est éros en effet miroir, la couleur de cette année c’est le jaune (oui je pense à cocu, je n’ai pas honte de l’écrire), et c’est l’année du cochon :
 
Enjoy sex life!

Comment réaliser vos fantasmes avec mysweetfantasy.com ?

Le pitch de mysweetfantasy.com est super prometteur :

« Il y a deux types de fantasmes : ceux que vous pouvez réaliser vous-même et les autres.
Pour les autres, on s’en charge. »

Je vous ai déjà exposé mon opinion positive sur l’utilité des fantasmes. Alors quand j’ai appris qu’un site de faiseurs de fantasmes allait s’ouvrir, j’ai bondi sur place de joie. Je l’ai su par Flore Cherry qui en est la co-conceptrice, avec Arthur Vernon (metteur en scène et réalisateur dont on a déjà fait l’éloge ici).


Quel genre de fantasmes sont proposés ?

Le panel de my sweet fantasy est assez large :

  • des lectures érotiques, juste pour vous, bien au chaud à la maison
  • un ou une professeur.e de culture érotique pour vous challenger
  • une soirée romantique clé en main où personne ne passe au fourneau (pour ce qui est de la casserole, c’est à vous de voir)
  • un casting lingerie et show lesbien
  • … et un plan kidnapping!

Vous pouvez également demander un scénario sur mesure afin de réaliser un fantasme à la demande, dans un environnement sécurisé (lire la charte éthique).

Le prix varie entre entre 99€ et 600€ pour réserver une formule. À la demande, ils ont prévu une case pour les fantasmes qui n’ont pas de prix. C’est mignon.

Selon moi, qui ai testé le kidnapping (on en parle juste après), les prix correspondent à l’organisation, aux ressources humaines nécessaires à la réalisation de ces fantasmes. Le personnel est formé et à la hauteur des promesses commerciales.


J’ai testé pour vous : le kidnapping !

Honnêtement, je ne vais pas vous mentir : je ne peux rien vous dire, de ce qui se passe dans ce cadre bien précis, de peur de vous gâcher les surprises. Mais je peux vous décrire les contours de ce scénario.

Moi et mon amant, nous avons été contacté par l’équipe de my sweet fantasy  pour déterminer le jour, l’heure de la prestation. Ils nous ont indiqué un safe word. J’ai pu en changer et utiliser celui que j’utilise d’habitude, ce qui est cool (en vérité c’est « stop » mon safeword, je suis basique).

Et j’ai eu beaucoup d’émotions avant (de ne pas savoir ce qui allait se passer), beaucoup de curiosité pendant (de découvrir au fur et à mesure les enjeux du kidnapping), et plein d’excitation après avec mon amant (parce que mine de rien, l’action stimule, le jeu aiguise et suscite l’appétit sexuel). La prestation comprend un lieu (mystère forcément et choisi en fonction de votre localisation). Et après la séquence kidnapping nous avons pu pleinement profiter du lieu avec mon amant et ça c’était vraiment la cerise sur le gâteau : pouvoir rester dans l’ambiance, mais être dans l’intimité juste entre nous pour débriefer et bien plus grâce à nos affinités.

Bref, moi, j’ai trouvé ça abordable comme jeu (parce que je n’avais jamais osé faire de plan kidnapping avant et que tout était fait pour nous, pour nous plonger dans un autre univers que celui du quotidien). C’était fun! C’était excitant! C’était prenant!

 

Le kidnapping


INFORMATIONS PRATIQUES :

https://www.mysweetfantasy.com/

Comment utiliser Eva, le stimulateur clitoridien… sans les mains?!?

Ce que j’aime avec la technologie, c’est que mes rêves deviennent réalité. Il y a quelques années, presque une décennie, j’avais acheté un petit vibro de poche. Il ressemblait probablement un petit rouge à lèvres, je ne me souviens plus vraiment, car au moment de l’essayer, les vibrations avaient été exquises… Mais j’ai malheureusement vidé toute la batterie avant de jouir.
J’ai toujours rêvé d’avoir un vibro de poche, et la technologie exauce donc mes vœux avec le Eva, le stimulateur clitoridien sans les mains.
J’ai eu envie de le tester à cause de son design. Avec ses ailettes il ressemble un petit clitoris. Dès qu’il est arrivé chez moi je l’ai fait charger sur le secteur. Il a clignoté en violet dans la nuit : j’ai tout de suite craqué. Il était trop mignon avec son petit cœur lumineux qui battait régulièrment, paisiblement, et son allure de petit alien 👾 queer.
Et puis une fois bien chargé à bloc, de jour, j’ai eu envie de l’essayer. Les ailettes permettent de le faire tenir tout seul dans les contours des grandes lèvres de la vulve. J’étais tellement bluffée, que je me suis tenue debout au milieu de mon salon. Je l’ai enclenché. Ça m’a fait la même impression et vibration que les mini vibros d’antan… J’ai eu peur qu’il ne s’arrête avant l’orgasme. J’ai commencé à être excitée. J’ai cru que j’allais jouir sur place, là maintenant comme ça, que mes jambes allaient se dérober sous l’effet des spasmes. Je me suis raisonnée, et je me suis tranquillement assise dans un fauteuil. Eva était bien calée, j’étais confortablement installée. Je pouvais enfin me laisser aller. Je me suis raconté mille histoires érotiques, la batterie ne m’a pas lâchée. Je sentais que mon entrecuisses était trempée. C’était délicieux.
J’ai pris mon temps. J’ai joui (hyper fort).
Et je l’ai tout de suite rebranché sur le secteur. En réalité, il a 5 heures d’autonomie : ça me laisse de la marge.
Tout déplié, il doit faire à peu près 6 cm sur 4. Il tient dans ma main. Il tient dans une poche.
Il fait très peu de bruit, mais il en fait quand même trop pour que je puisse l’utiliser en public sans avoir honte. En tout cas il est vraiment super sexy et redoutablement efficace.
Je valide !
5 étoiles pour moi ⭐️ ⭐️⭐️⭐️⭐️
J’ai testé Eva en partenariat avec le site Piment Rose, qui est à la fois très complet et très didactique. Sa fondatrice Nathalie Giraud est sexo-thérapeute et anime aussi une partie blog. C’est un gage de qualité en matière de produits proposés et de conseils disponibles en ligne. Vraiment un site à explorer : Sextoys, ligne ludique, lubrifiant & aphrodisiaque, librairie & films, sexo-thérapie, événements, tantra…  Un très beau programme ! (Ok, je l’avoue, je suis fan 🙂


Bonus Eva de nuit


Double bonus Eva de jour


Triple bonus Eva, clin d’oeil geek

Eva… violet…  Moi, ça m’a rappelé Evangélion, Rei Ayanami ! Personnage, cosplay, mythique aux allures tantôt virginales, tantôt dans l’ultra féminité (le tour de poitrine y était pour beaucoup).

Comment utiliser le Womanizer Liberty? Le sextoy qui voyage incognito

En exclusivité mondiale, le Womanizer Liberty vient d’être lancé. En France, j’ai été invitée à une très belle soirée sous le signe du plaisir féminin, en partenariat avec Passage du Désir.
La force du Womanizer, c’est d’être aller à contre-courant de tous les Sextoys féminin pénétrants de type phalliques, pour se concentrer sur la partie extérieure du clitoris et titiller sa partie intérieure grâce à la technologie « pleasure air ».
Et ce qu’il y a de troublant effectivement, c’est que l’embout lavable du Womanizer entoure le clitoris (d’où souvent des tâtonnements pour le positionner). Tout est dans l’air et la succion qui agit progressivement.
Le nouveau Womanizer Liberty est :
👍plus maniable, car c’est le plus petit de la gamme. C’est une version de poche facile à emporter partout et super légère avec ses 92 grammes
👍plus malin et plus hygiénique, avec un couvercle magnétique qui se clipse sur la face où se trouve l’embout de succion ; c’est un plus produit qui sert de camouflage au Womanizer liberty ; avec son petit couvercle c’est un objet du quotidien comme un autre ; et bien sûr pour partir en voyage ça me décomplexera et gardera le Womanizer bien protégé sous sa coque (je dois vous avouer que même à la maison je la mets maintenant systématiquement, tellement c’est facile avec cette surface magnétique qui s’emboîte parfaitement)
👍plus fun, parce qu’il est disponible dans des couleurs très fraîches ou carrément pourpre ; ça lui donne un look d’objet déco d’intérieur contemporaine, qui le fait passer encore plus incognito dans mon salon ; en bleu pastel avec un visuel de plage, il est vraiment trop beau
👍plus simple d’utilisation puisqu’il n’y a plus que 2 boutons + et – ; Tout est optimisé, le bouton on/off est géré par la fonction +
👍toujours aussi puissant avec six vitesses qui permettent d’arriver à la même succion qu’un Womanizer premium mais plus vite (le premium compte 12 vitesses) ; pour ma part, c’est encore assez progressif avec 6 vitesses pour que j’apprécie pleinement la montée du plaisir.
Le système de recharge est lui aussi magnétique, c’est strictement le même embout que pour le Premium.
Alors heureuse? Oh que OUI!
Alors pour être tout à fait honnête, je me rends compte qu’il y a 2 fonctionnalités du Womanizer premium que le Liberty  n’a pas : la fonction autopilote et le smart silence (le détecteur de présence qui permet de n’allumer le sextoy que lorsqu’il est en contact avec la vulve). En tous cas, côté test sonore, le Liberty est parfait… presqu’un peu trop, mon mari ne l’entend pas. Sourire.
J’espère vous avoir donné l’envie d’avoir envie du Womanizer Liberty, pour ma part, je suis conquise.


Bonus Womanizer cover

Je ne m’en lasse pas… désolée :

Est-ce féministe de porter un strapon?

Un strapon, c’est un gode ceinture, un harnais godemichet, conçu pour être porté pour pénétrer un ou une partenaire. La question fait suite à un article que j’ai lu sur le sujet en anglais via slutever… et à la réception de mes deux nouveaux strapons commandés sur RodéoH. C’est une marque qui propose des produits très perfectionnés (avec stabilisateur pour éviter de se faire mal au pubis par exemple) et fait notamment des grandes tailles pour les filles, ce qui est trop génial (on m’a donné le tuyau dans l’atelier « First lady » que j’ai co-animé avec Maryssa Rachel, lors de l’érosphère cette année).

La question que suggère le titre de l’article est de savoir si lorsque j’enfile l’engin, je suis en train de singer l’homme plutôt que de me connecter au féminin sacré en moi. Déjà, là, je me dis qu’être féministe c’est dépasser la scission entre « les filles et les garçons » pour nous considérer tou.te.s comme des êtres vivants à respecter. Quand je pénètre une femme ou un homme, je vis une expérience autre que celle que la société souhaite m’assigner au travers du statut de femme uniquement pénétrable. Et quelque soit l’origine de ce qui m’excite, je ne peux que constater que ça me fait mouiller beaucoup plus que de voir des mecs faire du sport sur les quais de Seine torse nus (et pourtant ça me fait déjà beaucoup mouiller… et si je savais comment faire, je les sifflerai bien, mais ce ne serait certainement pas très féministe).

Pour moi, porter un gode ceinture, c’est aussi féministe que lorsqu’Adam de Nouveau plaisirs explique les multiples orgasmes masculins, dont les orgasmes prostatiques, qui impliquent un homme pénétré. Envisager la possibilité d’être pénétré, apprécier la pénétration quand on est un homme est pour moi un acte féministe.

Au moment où j’ai publié une photo de mes nouvelles acquisition, un lecteur m’a dit texto : « Je ne savais pas que vous aviez des penchants de dominatrice ». Alors, ça j’ai trouvé que c’était intéressant. Pénétrer, est-ce forcément dominer? Eh bien, pas forcément. Voire même, ça ne devrait rien avoir à voir. On m’a aussi dit « Madame est joueuse », ce qui est vrai, j’aime la diversité des jeux sexuels. Quand je pénètre mon ou ma partenaire, je ne le ou la domine que si il ou elle a envie d’être dominé.e. Je vous donne un exemple : si la personne a envie d’être humiliée, je peux par le verbe et par le geste jouer sur son fantasme, lui expliquer combien c’est obscène d’être pénétré.e et que ses joues devraient en rougir davantage. En revanche, si mon ou ma partenaire est en demande de pénétration de ma part et trouve ça simplement exaltant, je serai juste moi, ni dominante, ni dominée, à donner du plaisir à quelqu’un.e d’autre. On n’est pas obligé.e.s d’y inclure des jeux de pouvoir.

L’un des deux godes ceintures que j’ai commandé est à pile parce que j’avais envie de jouir en pénétrant une partenaire que j’apprécie intensément (oui, j’ai acheté cet engin avec préméditation à des fins saphiques pour une sculpturale déesse black, clin d’œil pour ceux qui suivent mes confidences sur l’oreiller). Là encore, on peut se dire que je veux jouir comme un mec pendant la pénétration. Et en même temps ce qui me séduisait, c’était l’idée de pouvoir jouir même avec l’attirail du gode ceinture. Ma partenaire, elle, arrive à jouir en me pénétrant rien qu’à frotter son clitoris contre le mien. Moi, je n’y arrive pas comme ça, j’ai envie de tester un orgasme en étant « active ». Le gode ceinture n’est qu’un objet de plaisir, très orienté sur la génitalité, parmi toute une palette de façons d’obtenir du plaisir.

La première fois où nous avons fait l’amour avec mon amante, je l’ai massée, léchée, caressée. Elle m’a prise avec un gode ceinture, je l’ai prise avec le même gode ceinture, puis j’ai joui, je suis restée à son contact encore et encore. C’était long, c’était bon, sans enjeu de performance. Pourtant, je lui ai même demandé, « est-ce que tu as joui? » et ça l’a faite rire. Peut-être que ce n’était pas une demande très féministe. Jouir est un acte personnel dont nous avons chacun l’unique appréciation. On ne jouit jamais à deux, on jouit toujours seul.e, parfois avec d’autre.s personnes, parfois en simultanée avec une autre personne. Nous ne faisons que nous accompagner les un.e.s les autres dans la vie.

Ahhh, j’allais oublier : et si la tige du gode ceinture ressemble à une bite, à un phallus de mec, est-ce toujours féministe? Moi, je dirais que oui, dans la mesure où envisager son potentiel corps masculin est intéressant dans la vie d’une femme. Après tout, ce n’est que la loterie de la génétique qui nous a légué notre sexe biologique de naissance. Et puis, j’ajouterai quand même que les modèles que j’ai commandé sont violets, dont l’un est superbement iridescent. Les objets pénétrants de nos jours ne représentent plus forcément des sexes humains. À bas les couleurs de peau, les genres et leurs étiquettes : vibrons tout simplement du plaisir d’être vivant.e.s.

Alors, est-ce féministe de porter un strapon? FUCK YES!

Je vous aime tou.te.s, laisser moi un commentaire sur ce que vous inspire mon article (promis de mon côté je vous rédigerai un récit du test de mes nouveaux joujous).


Bonus démonstration RodéoH


Double bonus Osez le féminisme : Beyoncé est-elle féministe ? – Le livre

Le pitch : « Pourquoi y a-t-il des femmes nues partout ? Que faire si j’ai été harcelé.e en ligne ? Où sont les femmes dans les livres d’histoire ? C’est quoi des trucs de meufs, c’est quoi des trucs de mecs ? Amour, désir, sexe, tout pareil ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de femme présidente de la République en France ?

Osez le Féminisme ! répond dans ce livre engagé et sans tabou, à 10 questions autour de l’égalité entre les femmes et les hommes pour lutter contre le sexisme, permettre à chacun.e de se réaliser sans injonction, et encourager la réussite des filles et des femmes. Et montre qu’il est possible de construire un monde juste et libre pour toutes et tous. »

Vous pouvez commander ce livre qui vient de sortir en septembre sur http://osezlefeminisme.fr/beyonce-est-elle-feministe


Triple bonus expert by 69 désirs

Vous pouvez lire en ligne en anglais une interview de 69 désirs sur la marque RodéoH : https://www.69desirs.fr/rodeoh-createur-harnais-san-francisco/

Tou.te.s des salopes : viens matter Slutever, avec Karley Sciortino

Karley Sciortino pour Vogue

Mon coup de cœur du moment, m’a été soufflé dans l’oreillette par Clark Kent, toujours sur la brèche pour nous trouver des contenus #CULturels fabuleux. Slutever est une série télévisée diffusée par Viceland dans un nouveau format tout beau, tout chaud, depuis janvier 2018 (et depuis juin en France). Au départ, la jeune blonde Karley Sciortino, sexperte de Vice, a écrit un livre « Slutever » et co-anime le superbe blog slutever.com depuis 2007.

Son constat est simple « Tout le monde a son penchant pour la luxure, mais pourquoi sommes-nous mal à l’aise avec ça? » (en anglais : « “Everyone’s horny, but why are we all so weird about it?”). Mais oui, pourquoi?!?

Et là, elle part à la rencontre de gens et de trips contemporains avec une candeur et une ouverture d’esprit absolument rafraîchissante. Cette saison m’a beaucoup excitée. On y parle : de la vie des personnes « esclaves au quotidien » (life style slaves), des fantasmes sur les monstres, des massages avec finition pour femmes, des voyages coquins (avec un comparatif de différents KinkBNB), du travail des camgirls (ça plaira à Charlie), de l’univers outrageusement somptueux du sexe de luxe avec Dita Van Teese (il fait chaud tout à coup, non?), défendant fièrement le bain moussant aux pétales de rose, et Bettony Vernon en VRP incroyable à proposer des mallettes à 150 000 € pleines d’engins inoxydables multifonctions, dont certaines sexuelles (sans oublier la présentation d’un sextoy en or Lelo amenant le vendeur à déclarer « les gens riches n’ont pas de meilleurs orgasmes mais des orgasmes plus chers »), de la transexualité (avec les conseils éclairés de Buck Angel), de l’usage du cannabis dans la sexualité des femmes, et enfin bien sûr avec la vague médiatique sur l’intelligence articicielle, des… robots sexuel.le.s. On trouve également d’autres épisodes sur le net, absolument étranges sur du porno mormon, des kidnapping consentis de traders à Wall Street, et des boyfriends en location au japon. C’est sans fond, et c’est bon.

Le format est parfait, une vingtaine de minutes. Le côté immersif aux côtés de Karley est très rassurant, le montage est super soigné, les images sont belles. Quelque part, c’est un oasis pour adulte averti, une vraie série documentaire qui explore la diversité des pratiques contemporaines, avec beaucoup de bienveillance.

Son usage du mot « slut » (salope) me plaît. Ça me rappelle les origines du mot « queer » (mot anglais signifiant « étrange », « peu commun », « bizarre »), qui est apparu à partir des années 1980, pour regrouper les identités non-conventionnelles (soit les personnes non-hétéronormées).  Et Karley fini donc ses émissions avec une phrase personnalisée en fonction du thème qui signifie toujours « see you soon sluts ». 

Pour info, la série est payante, mais en ce moment, on trouve facilement tous les épisodes sur Dailymotion  (je ne garantie pas la longévité de ce lien).


Teaser officiel :

SLUTEVER

Interdit aux fermés d'esprit. SLUTEVER. À PARTIR DU 10 JUIN. SUR VICELAND

Publiée par VICE TV sur Vendredi 1 juin 2018


Mes 3 épisodes préférés avec Karley

C’est très subjectif, mais j’ai aimé l’épisode qui parle entre autres du porno mormon, parce que ça a créé des fantasmes chez moi (tout leur côté rites de passage, costume virginal). J’ai adoré l’épisode sur les fantasmes de kidnapping. Et celui sur les monstres a ouvert la voie à de nombreux nouveaux fantasmes pour moi (je ne connaissais pas le « truc » des oeufs… chut, je n’en dis pas plus).



Bonus aux origines du projet

Le trailer d’origine de 2012 est super frais, avec Karley, beaucoup plus au naturel :


Double bonus les rues de San Francisco

Bon, vous l’aurez compris, je suis fan de Karley Sciortino. Quand elle me parle de l’artère principale de San Francisco en mode guide touristique avec des explications historiques sur chacun des quartiers, j’adore :


Triple bonus Sexploration via Là-bas si j’y suis

Dans un autre style, plus francophone, vous pouvez écouter « les sexplorateurs », les épisodes de l’été de l’émission radiophonique en ligne de « Là-bas si j’y suis » : https://la-bas.org/la-bas-magazine/dossiers/les-sexplorateurs

Françoise Colliot nous révèle le contenu du cahier de bonne maman

Françoise Colliot tient les blogs aveclamaingauche.com et pallilogienyc où l’on trouve ses textes. Je vous ai déjà parlé des souvenirs de Tatie Monique et à l’époque j’avais même interviewé Françoise Colliot. Elle nous offre un deuxième opus de rêve à commander en ligne : le cahier de bonne maman (allias Rosalie dans sa jeunesse). Oui, oui, il s’agit bien du cahier laissé dans la cuisine pour Monique par une femme très âgée, libre dans son corps, ayant bien vécu et bien vivante. « Qui verrait dans sa grand-mère la jeune fille, la femme qu’elle fut? »
Déjà, grosse fierté, je suis citée sur la 4ème de couverture pour mon pitch de cette grandiose trilogie en construction : Dans une famille, toutes les deux générations, une femme s’éprend de liberté sexuelle et des plaisirs de la vie. Chaque femme raconte son histoire dans un cahier qu’elle laisse traîner sur une table de cuisine quand la relève se manifeste.

Merci beaucoup Françoise. J’ai complètement craqué pour ce livre qui m’a transporté en Provence après la guerre 14-18, mais surtout en terre de libertés amoureuses. Je ne m’attendais pas à autant de vie en 150 pages. Les scènes saphiques (entre Rosalie et Nathalie) sont très justes et très belles. Le quatuor central (avec Pierrot et Toine), totalement polyamoureux, dispose d’une boite à idées sexuelles : « Nous éprouvions un plaisir enfantin à y glisser nos papiers en prononçant cette formule « accepte cette offrande pour le plaisir de nos corps ». C’est juste divin comme phrase à prononcer.

C’est vraiment de la littérature vanille ultra positive et solaire comme j’aime.

Les scènes à plusieurs sont grandioses et réalistes : « Je me sentais comme un bateau en papier que je ne pouvais diriger au milieu d’un océan de plaisir, à la merci de ses vagues. Quand il arracha sa bouche à mon sexe, je fus propulsée dans la réalité, dans cette clairière ensoleillée, entourée des personnes que j’aimais le plus au monde. »

Et quand le thème de la pluralité fait son entrée, Pierrot est vraiment aux côtés de Rosalie : « Tu n’es ni une fille perdue, ni une catin! Ma Rosalie, tu vas offrir du bonheur, du plaisir à d’autres et tu vas en prendre, tu ne perdras rien! Et certainement ni mon amour, ni mon respect! Mais toi, en as-tu envie? »

Les personnages de Françoise m’émeuvent. Rosalie est une belle et grande femme : « J’ai appris le plaisir d’apprendre, celui de partager mes découvertes, mes savoirs, j’ai appris la curiosité, j’ai appris la souplesse, je veux dire de ne pas rester ancrer dans mes convictions, dans mes certitudes si j’étais dans l’erreur, de ne jamais rien tenir pour acquis. »

J’ai eu les larmes aux yeux souvent, parce que je suis sensible, entre deux scènes de cul vraiment excitantes. J’ai même relu 5 fois de suite le paragraphe suivant : « Quand on est intimement convaincu que la vie s’achève avec la mort, qu’il n’y a rien après, ni paradis, ni enfer, on profite de chaque instant, malgré les contingences, malgré les souffrances et on est plus attentifs aux autres, plus ouvert. En tous cas, c’est ainsi que nous étions, que nous sommes toujours ».


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Bonus vidéos nudiste au soleil

En pleine lecture de cet opus, j’ai sauté sur mon mari avec une requête surprenante, un peignoir au bras, et une petite fiole à la main : « Viens, il fait un soleil magnifique, on va faire des photos au jardin ». Il n’a pas compris tout de suite où je voulais en venir. Il m’a vu me déshabiller et lui demander de lancer finalement une vidéo. Rosalie et Nathalie dans le livre sont amantes et jouent à laisser couler de l’huile d’olives sur leurs corps, seules ou devant leurs futures maris. Spontanément, j’ai eu envie de goûter ce plaisir simple (patientez 2 secondes pour charger les 3 tweets avec vidéo intégrée) :

 


Bonus lectures érotiques de Charlie #lec

Mmm, chic, chic, chic, la voix de Charlie vous plonge dans le cahier de bonne maman. Encore une raison de plus de l’acheter : vous savez que c’est jouissif!

L’éjaculation accessible à toutes : Merci Misungui Bordelle

D’autres articles viennent de paraître sur l’Erosphère 2018, sur l’atelier Tantra par nouveaux plaisirs, ou sur la ballade érotico-culturelle au Père Lachaise sur Paris Derrière.

Mon vécu de l’Erosphère était assez intense et émotionnellement fort mais je veux partager avec vous mon retour d’expérience sur un atelier de  Misungui Bordelle qui m’a bluffé :

Liquide-moi

En début de festival, quand Adam de nouveaux plaisirs m’a demandé quel atelier je voulais faire en priorité, je lui ai répondu :

– La giclette!

Ça l’a amusé, mais il a compris le sens de mon propos, je voulais testé l’atelier « Liquide-moi » sur l’éjaculation féminine.

Portrait de Misungui Bordelle

Alors, voilà, j’ose aller à l’atelier liquide-moi, notamment grâce à Fred, le référent général de l’Erosphère, qui me rassure en me disant que « Misungui est adorable » et en voulant bien m’accompagner (et me prêter main forte).

Nous arrivons dans les derniers à  l’atelier : une vingtaine de femmes, seules ou accompagnées sont déjà présentes, assises sur des tapis de yoga… prêtes à essayer de gicler. C’est beau.

Nous sommes dans un grand lieu sous verrière avec un beau plancher en bois. Je regarde tout de suite Fred, un peu paniquée en voyant les bassines à notre disposition et la distribution de serviettes à l’entrée de la salle :

– Tu n’as pas peur pour les parquets ?

– Non, c’est bâché.

Il pointe du doigt la porte d’entrée. En silence, il fait un mouvement circulaire pour embrasser l’intégralité de la pièce et finit son geste à nos pieds :

– 184 kilos de bâche en plastique et de scotch. C’est notre 1er poste de dépenses.

Puis, il réfléchit à d’autres informations dénombrables :

– En tout, le festival, c’est 24 heures de formation et 6 heures d’immersive. On a 115 participants inscrits, mais comme certains ne sont inscrits que pour un jour, ça ne fait pas plus de 105 participants par jour. Plus les 74 bénévoles et intervenants.

– C’est impressionnant comme chiffres.

Je fixe le sol pour admirer la précision avec laquelle ces bâches sont posées. Elles ne flottent pas sur le sol. Elles l’épousent.

Misungui Bordelle anime cet atelier avec un amoureux, qui la seconde. Elle met tout de suite les choses au clair :

– On ne dit pas « éjaculation masculine », on dit éjaculation. Donc c’est pareil pour les femmes, c’est une éjaculation, pas une « éjaculation féminine ».

C’est pour ça peut-être que j’aime bien dire aux hommes de me « sucer » le clitoris et que j’aime le terme de « giclette ». Question de vocabulaire équitable.

Nous nous installons, et très vite je comprends que le principe de l’atelier n’est pas de se faire doigter mais de se faire gicler toutes seules comme des grandes… en tout cas d’essayer. Misungui nous fournit quelques explications sur l’éjaculat et apparemment le liquide de notre éjaculation est composé en majeure partie, tout comme pour les hommes, d’eau salée…

J’ai déjà giclé dans ma vie avec la méthode de stimulation du « point G » par le vagin. Je suis tout à fait d’accord  avec Minsungui qui trouve cette méthode assez énergique et parfois douloureuse.

Comme le dit la brochure de l’Erosphère « Elle a donc développé une autre approche qui s’attarde sur l’aspect psychosocial de notre rapport au pipi. Parce que si l’éjaculation est bien un phénomène distinct, elle sort néanmoins par le même chemin, chemin qui est verrouillé à triple tours par notre apprentissage dès la petite enfance : on fait pipi seul·e, assis·e, dans les toilettes, un point c’est tout. »

C’est donc là la clé aujourd’hui : associer pipi et sexualité. Je vous entend d’ici râler derrière votre écran, restez calmes et écoutons Misungui :

– Le pipi ce n’est pas sale. C’est même stérile comme liquide. Et puis tout orgasme est clitoridien. Les branches du clitoris (elle nous en montre un super beau qu’elle a fabriqué en pate fimo) viennent entourer le vagin. Parfois ça m’arrive de me faire jouir et de continuer à me masturber quand même et au moment où la sensation est presque désagréable, en poussant un peu, j’arrive à gicler. Souvent j’essaye aussi de stimuler l’urètre avec le magic wand tout en poussant. Au moins, il faut que vous osiez faire pipi en vous touchant. Vous avez à disposition des serviettes, des bassines, des miroirs pour regarder votre anatomie.

Misungui dépose sa robe au sol d’un seul geste et empoigne un magic wand. Elle souhaite nous faire une démonstration et en 30 secondes top chrono, un jet s’élance dans les airs pour atteindre le devant de son tapis de yoga. Oui, avec l’expérience, elle peut gicler sur commande.

Beaucoup de femmes dans la salle sont parties avec l’idée de se faire jouir avant d’essayer de pousser. J’essaye pour ma part, juste de me masturber en essayant de faire pipi, au dessus d’une bassine, puis allongée. Flop totale. Pas moyen de lâcher prise. Ça m’a rappelé une douche au Cap d’Agde où il m’avait fallu un petit moment avant d’arriver à vider ma vessie sur une soumise urophile (oui, les premières fois c’est toujours intimidant).

Puis Fred enfile des gants en latex et essaye de me doigter le point G (entre une et deux phalange après l’entrée  vagin sur la paroi parallèle au ventre). Il me met complètement en confiance pour que j’ose faire pipi, là maintenant, tout de suite, en oubliant tout de ce qui se passe autour ou en moi. J’essaye de pousser. Nope. Nothing. Il me tend un magic wand à la tête plastifiée par un préservatif : Yes! Ça je connais. Je peine à jouir, un peu déconcentrée par ma sublime voisine rousse qui éjacule à grands jets sur sa serviette.

Ok, moi aussi j’ai ma serviette sous les fesses. Je m’en fous de faire pipi en public. Je pousse. Je jouis en poussant, ce qui libère un peu de pipi. C’est ma première petite victoire. Et suivant les conseils de Misungui, je continue d’utiliser le magic wand pour atteindre ce point « presque désagréable » dont elle a parlé. Trouvé! Je pousse… et ça gicle vraiment sur la serviette devant moi. Yes! Yes! Yes!

Merci Misungui, nous sommes nombreuses aujourd’hui à arriver à gicler toutes seules.

En fin d’atelier, le partenaire de Misungui nous avoue que pour lui, l’éjaculation est une manifestation extérieure du plaisir que prend la belle. Mais celle-ci a beaucoup discuté du sujet avec lui en préparant l’atelier, pour au final, considérer que ce n’est pas un indicateur de plaisir, puisqu’elle en prend plein (du plaisir) également en dehors des éjaculations. Pour Minsungui, l’éjaculation est comme une sorte d’auto-wash. J’aime beaucoup cette image.

Pour mémoire, une fille qui éjacule ne jouit pas forcément en même temps

Misungui Bordelle organise des ateliers à la Mutinerie sur Paris pour parler de ton corps, de ta sexualité, de santé, de politique, de sentiments, par l’exploration d’une personne à découvrir pleinement : toi 🙂


INFORMATIONS PRATIQUES

FB : https://www.facebook.com/misungui.bordelle

Twitter : https://twitter.com/mbordelle

contact : misunguisurvivor@gmail.com


Bonus flyer de Misungui pour en savoir plus