Cuisine amoureuse : un atelier qui a du piment… rose

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Je consulte peu Facebook (enfin pas plus d’une fois par jour), mais une invitation attire mon attention au milieu du réseau social géant : celle de Nathalie Giraud pour participer à un atelier intitulé « La cuisine amoureuse ». C’est dans la semaine, je n’ai rien prévu. Parfois, j’aime bien les plans décidés au dernier moment, sur une intuition, sur un coup de cœur. Je suis dans l’expectative, je me rends près de République, dans un grand immeuble qui n’a l’air de compter des start ups parmi les locataires. Je croise de très jeunes loups qui sortent du travail… Dommage, revenez les jeunes, c’est ici que ça se passe. Je monte quelques étages pour arriver dans un grand, un très grand loft, spacieux. Nathalie est la créatrice du site Piment Rose et elle co-anime l’atelier avec le Docteur H., un médecin nutritionniste, très élégant et qui s’avère très cultivé sur tout ce qui se met… dans la bouche. Nathalie m’installe dans un des multiples canapés. Je suis la dernière arrivée (bravo!). Nous sommes moins d’une dizaine de participants. La parole est vite libre, amicale. Les murs sont recouverts de tentures monochromes chaleureuses et légères. La pièce est aérée.

Alors la question/réponse que m’a posé Béa : Non, mais la cuisine amoureuse c’est du pipeau?

Et bien non, la cuisine amoureuse ça fait sens. En fait, comme on ne vit pas dans le corps de son partenaire, on essaye de mettre toutes les chances de notre côté pour booster notre potentiel sexuel. C’est important de réunir au maximum les conditions pour bien emballer. Mais alors, le point commun entre  les nombreux aliments aphrodisiaques? En gros, c’est un effet vasodilatateur… a what??? (vasodilatateur : qui accroît le diamètre des vaisseaux sanguins). Disons que ça permet aux tissus caverneux de la verge de bien se gonfler, se gorger de sang… pour une bonne grosse **** bien dure (c’est vulgaire, je sais, parfois le sexe, c’est cru).

Ce qu’il y a d’étonnant dans cet atelier, c’est que sur la table sont déposés des coupelles, bocaux, bouteilles bien remplis de mets rouges, verts, noirs, dorés. Quelques tiges de feuillages sont dispersées de ci, de là, sur la nappe noire. On en a plein les mirettes : c’est beau, c’est gourmand, rien qu’avec les yeux, on dévore déjà les aliments.

B-zk0gNXIAAtvzu.jpg largeOn ne reconnaît pas encore tout sur la table. Mais Nathalie a un secret : la sensualité. Elle nous demande de fermer les yeux et vient déposer un petit bout de quelque chose dans nos mains tâtonnante. Elle frôle. Je sens sa présence à chaque fois qui circule entre nous, très féminine. Tout est dans les sens en éveil : on sent à pleine narines pour tenter de deviner, on croque délicatement du bout des dents pour se laisser plusieurs tentatives. C’est froid. Puis la langue est recouverte et entre le palais et la gorge, tout se joue. En faisant des recherches sur la langue, je me rends compte du nombre grandissant de goûts trouvés par les chercheurs : sucré, salé, amer, acide, umami (terme japonais, qui  correspond au goût fermenté comme sur le parmesan, le roquefort, la sauce soja…), piquant… Mmm, garder les aliments en bouche, longtemps, pour une gorgée sans fin, pour avoir conscience des saveurs. Sur la table, on apprend à reconnaître de multiples ingrédients : coriandre, câpres, truffe, thym, olives, cannelle, piment, poivre, gingembre (frais, en poudre, confis), framboises, fraises, bananes, clémentines…

La photo de table a été prise par la fondatrice de Oh my lollipop (merci) :

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On apprend plein de recettes de tartinades pour faire gonfler les verges et augmenter le flux sanguin… C’est étonnant tout ce que nos ancêtres ont inventés. On redécouvre des aliments charnus, savoureux, agréables, toniques et stimulants. C’est assez amusant, tout est bon pour évoquer l’acte sexuel : un câpre pour rappeler un clitoris qui roule sous la langue, les huitres pour rappeler le côté un peu fruit de mer du sexe de la femme, un framboise pour rappeler un téton, une fraise, une langue, un concombre, une banane pour rappeler… (vous voulez toujours un dessin?).

Et le p’tit classique dans les boissons : le champagne. Rien que de voir ça, c’est excitant non?

champBon en même temps, dans certaines circonstances, même le Perrier, ça peut paraître aphrodisiaque. Oh la la , j’ai chaud.

dita_perrierEt je suis ressortie de cet atelier avec une recommandation de taille du diététicien Dr. H : manger du chocolat noir à 12h et à 17h… ce serait le secret d’un bon régime alimentaire. Moi, je suis à la lettre les consignes, tous les jours. Mmm…

chocolat

4 Responses to "Cuisine amoureuse : un atelier qui a du piment… rose"

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