L’éjaculation accessible à toutes : Merci Misungui Bordelle

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D’autres articles viennent de paraître sur l’Erosphère 2018, sur l’atelier Tantra par nouveaux plaisirs, ou sur la ballade érotico-culturelle au Père Lachaise sur Paris Derrière.

Mon vécu de l’Erosphère était assez intense et émotionnellement fort mais je veux partager avec vous mon retour d’expérience sur un atelier de  Misungui Bordelle qui m’a bluffé :

Liquide-moi

En début de festival, quand Adam de nouveaux plaisirs m’a demandé quel atelier je voulais faire en priorité, je lui ai répondu :

– La giclette!

Ça l’a amusé, mais il a compris le sens de mon propos, je voulais testé l’atelier “Liquide-moi” sur l’éjaculation féminine.

Portrait de Misungui Bordelle

Alors, voilà, j’ose aller à l’atelier liquide-moi, notamment grâce à Fred, le référent général de l’Erosphère, qui me rassure en me disant que “Misungui est adorable” et en voulant bien m’accompagner (et me prêter main forte).

Nous arrivons dans les derniers à  l’atelier : une vingtaine de femmes, seules ou accompagnées sont déjà présentes, assises sur des tapis de yoga… prêtes à essayer de gicler. C’est beau.

Nous sommes dans un grand lieu sous verrière avec un beau plancher en bois. Je regarde tout de suite Fred, un peu paniquée en voyant les bassines à notre disposition et la distribution de serviettes à l’entrée de la salle :

– Tu n’as pas peur pour les parquets ?

– Non, c’est bâché.

Il pointe du doigt la porte d’entrée. En silence, il fait un mouvement circulaire pour embrasser l’intégralité de la pièce et finit son geste à nos pieds :

– 184 kilos de bâche en plastique et de scotch. C’est notre 1er poste de dépenses.

Puis, il réfléchit à d’autres informations dénombrables :

– En tout, le festival, c’est 24 heures de formation et 6 heures d’immersive. On a 115 participants inscrits, mais comme certains ne sont inscrits que pour un jour, ça ne fait pas plus de 105 participants par jour. Plus les 74 bénévoles et intervenants.

– C’est impressionnant comme chiffres.

Je fixe le sol pour admirer la précision avec laquelle ces bâches sont posées. Elles ne flottent pas sur le sol. Elles l’épousent.

Misungui Bordelle anime cet atelier avec un amoureux, qui la seconde. Elle met tout de suite les choses au clair :

– On ne dit pas “éjaculation masculine”, on dit éjaculation. Donc c’est pareil pour les femmes, c’est une éjaculation, pas une “éjaculation féminine”.

C’est pour ça peut-être que j’aime bien dire aux hommes de me “sucer” le clitoris et que j’aime le terme de “giclette”. Question de vocabulaire équitable.

Nous nous installons, et très vite je comprends que le principe de l’atelier n’est pas de se faire doigter mais de se faire gicler toutes seules comme des grandes… en tout cas d’essayer. Misungui nous fournit quelques explications sur l’éjaculat et apparemment le liquide de notre éjaculation est composé en majeure partie, tout comme pour les hommes, d’eau salée…

J’ai déjà giclé dans ma vie avec la méthode de stimulation du « point G » par le vagin. Je suis tout à fait d’accord  avec Minsungui qui trouve cette méthode assez énergique et parfois douloureuse.

Comme le dit la brochure de l’Erosphère “Elle a donc développé une autre approche qui s’attarde sur l’aspect psychosocial de notre rapport au pipi. Parce que si l’éjaculation est bien un phénomène distinct, elle sort néanmoins par le même chemin, chemin qui est verrouillé à triple tours par notre apprentissage dès la petite enfance : on fait pipi seul·e, assis·e, dans les toilettes, un point c’est tout.”

C’est donc là la clé aujourd’hui : associer pipi et sexualité. Je vous entend d’ici râler derrière votre écran, restez calmes et écoutons Misungui :

– Le pipi ce n’est pas sale. C’est même stérile comme liquide. Et puis tout orgasme est clitoridien. Les branches du clitoris (elle nous en montre un super beau qu’elle a fabriqué en pate fimo) viennent entourer le vagin. Parfois ça m’arrive de me faire jouir et de continuer à me masturber quand même et au moment où la sensation est presque désagréable, en poussant un peu, j’arrive à gicler. Souvent j’essaye aussi de stimuler l’urètre avec le magic wand tout en poussant. Au moins, il faut que vous osiez faire pipi en vous touchant. Vous avez à disposition des serviettes, des bassines, des miroirs pour regarder votre anatomie.

Misungui dépose sa robe au sol d’un seul geste et empoigne un magic wand. Elle souhaite nous faire une démonstration et en 30 secondes top chrono, un jet s’élance dans les airs pour atteindre le devant de son tapis de yoga. Oui, avec l’expérience, elle peut gicler sur commande.

Beaucoup de femmes dans la salle sont parties avec l’idée de se faire jouir avant d’essayer de pousser. J’essaye pour ma part, juste de me masturber en essayant de faire pipi, au dessus d’une bassine, puis allongée. Flop totale. Pas moyen de lâcher prise. Ça m’a rappelé une douche au Cap d’Agde où il m’avait fallu un petit moment avant d’arriver à vider ma vessie sur une soumise urophile (oui, les premières fois c’est toujours intimidant).

Puis Fred enfile des gants en latex et essaye de me doigter le point G (entre une et deux phalange après l’entrée  vagin sur la paroi parallèle au ventre). Il me met complètement en confiance pour que j’ose faire pipi, là maintenant, tout de suite, en oubliant tout de ce qui se passe autour ou en moi. J’essaye de pousser. Nope. Nothing. Il me tend un magic wand à la tête plastifiée par un préservatif : Yes! Ça je connais. Je peine à jouir, un peu déconcentrée par ma sublime voisine rousse qui éjacule à grands jets sur sa serviette.

Ok, moi aussi j’ai ma serviette sous les fesses. Je m’en fous de faire pipi en public. Je pousse. Je jouis en poussant, ce qui libère un peu de pipi. C’est ma première petite victoire. Et suivant les conseils de Misungui, je continue d’utiliser le magic wand pour atteindre ce point “presque désagréable” dont elle a parlé. Trouvé! Je pousse… et ça gicle vraiment sur la serviette devant moi. Yes! Yes! Yes!

Merci Misungui, nous sommes nombreuses aujourd’hui à arriver à gicler toutes seules.

En fin d’atelier, le partenaire de Misungui nous avoue que pour lui, l’éjaculation est une manifestation extérieure du plaisir que prend la belle. Mais celle-ci a beaucoup discuté du sujet avec lui en préparant l’atelier, pour au final, considérer que ce n’est pas un indicateur de plaisir, puisqu’elle en prend plein (du plaisir) également en dehors des éjaculations. Pour Minsungui, l’éjaculation est comme une sorte d’auto-wash. J’aime beaucoup cette image.

Pour mémoire, une fille qui éjacule ne jouit pas forcément en même temps

Misungui Bordelle organise des ateliers à la Mutinerie sur Paris pour parler de ton corps, de ta sexualité, de santé, de politique, de sentiments, par l’exploration d’une personne à découvrir pleinement : toi 🙂


INFORMATIONS PRATIQUES

FB : https://www.facebook.com/misungui.bordelle

Twitter : https://twitter.com/mbordelle

contact : misunguisurvivor@gmail.com


Bonus flyer de Misungui pour en savoir plus

2 Responses to "L’éjaculation accessible à toutes : Merci Misungui Bordelle"
  1. Merci pour ton commentaire
    Comme j’y étais, je donne juste un petit point de vue
    C’est magique de se trouver à connaitre encore mieux notre corps dans un espace étonnant avec une vingtaine de femme entrain de se caresser
    Je n’avais pas le bon vibro j’ai pris le womenizer et il a pris l’eau
    Je n’arrivais pas à l’arrêter avec un bruit d’eau vibrant très drôle en tous les cas pour les voisins/ voisines de l’atelier

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