Planète Kinbaku, le documentaire qui éclaire autant qu’il questionne

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Aujourd’hui on parle de cordes. Il y a eu récemment une avalanche d’articles sur Planète Kinbaku, le documentaire de Nathanaël Friloux, disponible sur spicee (petite astuce : avec le code “CORDES”, l’abonnement pour 3 mois est à 1€) :

https://www.spicee.com/fr/program-landing/kinbaku-1295

Je vous laisse mater le teaser :

Yes, vous allez pouvoir faire les malin.e.s dans les dîners en ville et les pic-niques à la campagne cet été : en japonais, “shibari” c’est le fait d’attacher en général (les nœuds des cadeaux, les ceintures de kimonos, les cordes, etc) et “kinbaku” c’est l’art d’attacher une personne.

En premier lieu, Planète Kinbaku m’a rappelé ma découverte des photos d’Araki (aka Nobuyoshi Araki), au début des années 2000. On allait les voir à l’époque avec mon mari et des amis sexcurieux dans une galerie du 6ème arrondissement près des quais de la Seine, avant les incroyables recueils de photos de Taschen, et avant ses clichés avec Lady Gaga (elle est trop forte). C’était nouveau pour nous, ça avait une aura érotique et exotique :

Ensuite, dès les premières minutes du documentaire, on voit le réalisateur Nathanaël Friloux se faire encorder sur une plage, ça met tout de suite dans l’ambiance. On a tout de suite envie de le suivre dans ses découvertes sur l’univers des cordes. On suit tout un parcours de 3 ans à s’immerger dans cette communauté, toute une aventure allant du Japon, à Paris, en passant par l’Andalousie, Londres, Marseille. C’est vrai que c’est un beau tour d’horizon de la pratique.

Avec le recul que permet de prendre ce documentaire, j’ai l’impression que les cordes suivent la même voix que la Pole Dance. On part d’une pratique érotique de conditionnement (c’est à dire de mise en bouche qu’il y ait ou non consommation d’un rapport sexuel par la suite) à une discipline technique. Des bars américains de “danse à 10” (entendez 10$ la danse exotique) destinés aux messieurs, jusqu’au podium du championnat de France, la pratique s’est démocratisée. Elle est toujours aussi sportive pour celles et ceux qui la pratique, mais elle s’est vidée de son coté sulfureux tout en restant érotique. C’est un entre-deux. Il semble aujourd’hui en être de même pour les cordes que l’on présente comme une pratique élégante, artistique, de développement personnel, tout en étant pour d’autres reliée au BDSM (puisqu’elle engendre une part de douleur, qui peut intéresser des personnes dominantes sadiques et des soumis.es masochistes), et en tirant sur la corde (oui, j’ose), elle est reliée à l’érotisme via le côté sexy des corps dénudés ou semi-dénudés. C’est également un spectacle pour celles et ceux qui le regarde ; et un apprentissage de savoir-faire si l’on se rend dans les workshops proposés à travers le monde. C’est donc un cocktail auquel chacun.e trouvera une saveur particulière.

Dans le milieu des cordes, les personnes attachées ne sont pas appelées des partenaires de jeux, ce sont des “modèles”, à l’instar de la pratique de la photographie, comme si la photo finish du kinbaku en était la finalité par excellence. C’est vertigineux de voir une danseuse ou une prof de yoga, dont le corps est contorsionné par les cordes. Leur corps est probablement à la fois souple, potentiellement dans une recherche de dépassement de soi, et habitué à la douleur autant qu’à identifier les limites physiques à ne pas dépasser. C’est presque d’une inquiétante étrangeté :

L’une des modèles du documentaire est assez claire sur le sujet : “Je ne suis pas douillette. Je supporte bien la douleur et ça me plaît assez”. Une autre dit : “J’aime qu’on me fasse mal, dans un certain contexte”.

Du coup, vous avez gagné un extrait de mon dernier roman L’infidélité promise, fort à propos, où je parle d’un déjeuner entre collègues de bureau :

  • “(…) un mot me réveille soudain de ma torpeur :

    – Oui, complètement, pour lui, c’est une pratique ordalique. Il a juste envie de se sentir vivant.

    – Ordalique ?

    Je suis la seule du cercle que nous formons à ne pas connaître ce mot. Mais je sens tout de suite qu’il y a quelque chose d’intéressant à apprendre :

    – C’est le fait de prendre un risque, de jouer avec la mort dans le but de se sentir exister. On dit souvent que c’est vivre à cent à l’heure, que c’est la recherche de l’intensité de la vie, du plaisir avant tout, en mettant son corps à l’épreuve. Par exemple, dans les sports extrêmes. Le saut en parachute, le saut à l’élastique sont considérés comme des comportements ordaliques. Tu saisis le sens ?

    Je me retiens de répondre « Et le SM à ton avis, c’est une pratique ordalique ? ». Je reste politiquement correcte :

    – C’est joli comme mot.

    Et je laisse dériver la conversation sur les origines étymologiques et juridiques du mot, l’esprit déjà ailleurs, à réfléchir aux différents scénarios de prises de risques dans le cadre de relations sexuelles.”

Quand j’ai parlé de ce documentaire en off de l’émission de radio Wyylde à Jérôme en cuisine (cuisinier à domicile pour éveiller vos sens), sa réaction m’a surprise. On peut faire du kinbaku au sol ou… en suspension :

– Oh, c’est beau! Ça doit être quelque chose de se sentir suspendu dans les airs en étant retenu par les cordes.

Ma réponse fut très spontanée:

– Pourquoi n’essayes-tu pas le fly yoga? Tu es suspendu dans un hamac, et c’est super pour méditer.

À tester si c’est l’apesanteur qui vous attire. Ce n’est pas le “même délire” que les cordes, mais c’est très intéressant comme expérience.

Pour en revenir à nos marins… non, à nos nœuds, vous pouvez lire le blog d’Emmanuel créateur et le site de PariS-M pour une pratique safe, secure, bref avec des risques “maîtrisés”.


Bonus coup de gueule

Au final, le documentaire a déclenché beaucoup de questionnements et de réflexions en moi.

Comme le dit le narrateur de Planète Kinbaku : “Le Kinbaku évolue dans un perpétuel mouvement entre le Japon et l’occident. Et nous, nous suivons le mouvement.” Sauf que le kinbaku au Japon a des origines liées à sa création dans le cadre de la torture des prisonniers de guerre. Ce que les adeptes du BDSM interviewés dans le documentaire s’approprient, comme un attirail sado-maso.

Maintenant, , j’ai un petit coup de gueule critique du documentaire : ATTENTION SPOILER.

  • une scène m’a choquée

En Andalousie, une jeune femme se fait attacher et sa culotte est décalée sur le côté. Et le montage est troublant car l’encordeuse témoigne juste avant ainsi :

 “Moi ce qui va me plaire, c’est d’aller flirter avec ses limites (celles du modèle), de savoir ce qui est négociable, ce qui ne l’est pas et dans ce qui est négociable aller toujours un petit peu plus loin. J’ai une modèle, sa limite, c’est comme moi, c’est de garder sa culotte, mais par contre, ça ne m’empêche pas d’y passer un doigt et de la décaler.”

Sans explication, moi j’ai fait des bonds : Si, si, ça t’empêche d’y passer un doigt et de la décaler si c’est la limite de la personne… Si, si, en fait, c’est le principe même des limites et du consentement éclairé!

Quand je vais loin dans des pratiques BDSM, c’est parce que je suis en confiance avec une personne, que j’ai le “non” possible et facile, et que j’accepte que la personne aille loin dans son trip. Mais pour faire un parallèle avec la sexualité vanille, si ma limite c’est l’anal (par exemple), je prendrais très mal que l’on me mette ne serait-ce qu’un doigt sur mon anus. Prendre en compte l’envie d’une personne est primordial selon moi.

Bref, ce passage là m’a choqué. C’est dit! Vous pouvez aussi réagir en commentaires bien sûr.

  • et j’ai trouvé que les parties purement BDSM manquaient de mise en perspective vis-à-vis du côté safe et progressif de ces pratiques.

En conclusion, le final de Planète Kinbaku sur l’after care (le moment de fragilité qui intervient à la toute fin d’un détachement) est bienvenu et très touchant.

Les story-boards de la séance photo de lingerie parisienne m’ont également totalement émerveillée.


Double bonus 1ère fois

La première fois que j’ai été encordée, j’ai ressenti un état de transe, et une libération d’hormones de ouf’ juste après la libération des cordes. C’était hyper euphorisant. Je le raconterai peut-être un jour. Je reste toutefois mitigée sur le fait de considérer les cordes comme une pratique technique, parce que j’ai trouvé ça très impliquant, aussi intime qu’un rapport sexuel (ce à quoi je ne m’attendais pas). J’ai aussi été déstabilisée par le côté gentiment sadique de mon encordeur qui cherchait à repousser les limites de contorsion de mon corps, alors que je ne voulais ressentir aucune douleur. Aucune. J’ai dit “non” ou “stop” deux fois. J’étais tellement paisible, que j’aurais aimé ne pas avoir à le faire. C’est la vie. C’était ma toute toute toute première fois.

Toujours en off de la dernière émission Wyylde de l’année (totalement géniale), une adorable soumise m’a mise en contact avec un encordeur qui accepterait… (chut, je ne vous en dis pas plus, j’ai envie d’assouvir un fantasme… peut-être) #TEASER


Triple bonus 80′

Oui, vous l’aurez compris, j’enchaîne les séquences nostalgie :
Sweet Dreams (Are Made Of This)

15 Responses to "Planète Kinbaku, le documentaire qui éclaire autant qu’il questionne"
  1. J’ai moi aussi vu Planete Kinbaku, et j’ai vraiment beaucoup aimé ce film, de par le panel très large qu’il propose de façons d’aborder le kinbaku.
    Après, sur ton coup de gueule, dans l’absolu je suis d’accord, un consentement plein et entier est nécessaire, et toujours à respecter.
    Mais en l’occurrence, sur ce passage là, je n’y ai pas du tout vu la même chose que toi. Car l’encordeuse parle juste de jouer avec les limites. Et quand elle parle de glisser un doigt et de la décaler, ce n’est pas pour lui toucher la chatte, c’est juste pour y glisser une corde et créer de la tension sur la culotte, ce qu’on voit d’ailleurs très bien sur la pose finale. Le kinbaku, on s’en rend compte tout au long du film, est très axé aussi sur le sentiment érotique de la honte d’être exposée, attachée donc sans contrôle, dans des positions “honteuses”, érotiques. Et pour moi, ce passage met juste ça en exergue. Comme quoi, on a tous des manières très différentes d’aborder un film. Mais perso, tout au long du film, je n’ai vu que de la bienveillance, des encordeurs qui jouent avec leurs modèles mais toujours dans un rapport de confiance, de respect, et dans le but de leur faire aussi vivre un voyage sensoriel puissant.
    En tout cas, merci pour ton retour !
    Des bisous !

  2. Bonjour Eve,

    Nous ne nous connaissons pas directement aussi je me présente rapidement.
    Steph Doe (Calamity), organisatrice des Goûters BDSM du KinkyClub à Paris et enseignante de Kinbaku.

    Je fais suite à votre article sur le documentaire Planète Kinbaku dans lequel j’ai été amenée à tourner des scènes et faire le lien entre l’équipe technique et les protagonistes.
    Tout d’abord, je suis ravie de savoir qu’il vous a plu. Je vais répondre en deux temps, premièrement en m’attardant sur la partie où je suis évoquée sans être citée puis en rappelant les principes de base du BDSM.

    La scène en question a été tournée après avoir discuté du contenu. Maya, ma partenaire que je connaissais, était donc au courant de ce que nous allions faire et bien sûr, consentante.
    Effectivement dans le film, avant la séquence dont vous parlez, j’évoque pour illustrer le propos de la délimitation d’un cadre de jeux, l’une de mes modèles qui ne souhaite pas que son sexe soit découvert. En aucun cas il ne s’agit de Maya.
    Je souhaite relever l’erreur dans votre article : « En Andalousie, une jeune femme attache une autre jeune femme, qui lui donne comme consigne qu’elle souhaite garder sa culotte ».
    Je vous invite à regarder de manière concentrée ce passage, cette consigne de Maya n’apparait nulle part dans le documentaire. Vous avez juste fait un raccourci entre 2 séquences qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre.
    Je reconnais que le montage de ces deux séquences peut induire en erreur.

    Le Kinbaku (bondage traditionnel Japonais) est basé sur une relation de confiance et un échange de pouvoir consenti dans lequel on va faire jaillir des émotions et jouer sur les sentiments de gêne, de honte, d’exposition chez la personne attachée.
    Mon travail et mon approche traditionnelle sont visibles publiquement ; les personnes qui me sollicitent pratiquent le Kinbaku et non pas une pratique méditative aseptisée de sensualité et contrainte. Elles sont désireuses de jouer autour des limites et nous en parlons systématiquement avant.

    Je pense que Maya, modèle internationale et habituée des cordes, aurait refusé de tourner cette scène avec moi si mon approche ne lui plaisait pas ou en aurait demandé la suppression si cela avait été trop loin.

    Il ne faut pas croire qu’attacher = avoir une personne à disposition à qui l’on fait tout et surtout ce qu’elle ne veut pas. Pour avoir été moi-même victime d’un abus dans les cordes, je peux assurer que je suis d’autant plus vigilante à garantir l’intégrité de mes partenaires (et ce également dans mes autres activités où j’organise régulièrement des ateliers portant à sensibiliser sur la sécurité d’une pratique, le consentement et la négociation des limites)

    D’une manière générale, il semblerait qu’il y a un malentendu sur les sens du mot « limite » qui n’est pas un terme forcément négatif ou limitant. Il y a des limites qu’on souhaite dépasser et d’autres qui sont une ligne rouge infranchissable. C’est à cela que sert la délimitation d’un cadre d’interaction avant une scène.

    Je rappelle que dans le BDSM, c’est le bottom qui garde le pouvoir et qui fixe ses règles, lesquelles sont discutées avant une séance et un safeword (mot d’arrêt mettant fin à la séance) est défini. Ce contrat peut être rediscuté à tout moment, parfois dans l’optique d’une « progression », parfois pour affirmer le refus d’une pratique.

    J’espère que ces précisions vous permettront de regarder la scène différemment.
    Merci à CharlieF qui a parfaitement saisi l’approche et l’esprit traditionnel du Kinbaku.

    • Oui, tu as raison de l’expliquer. Le montage est troublant. J’ai modifié le texte qui ne retranscrivait pas fidèlement le documentaire.

  3. Loin de nous l’idée de polémiquer mais l’article décrypte une séquence qui n’existe pas en tant que telle dans le film.
    La phrase qui justifie l’analyse “qui lui donne comme consigne qu’elle souhaite garder sa culotte” n’existe pas dans le film…ou alors vous avez mal saisi le sens des mots et du commentaire qui précède la séquence.
    Elle dit “Tu ne déchires pas ma culotte ou te me la rachètes …non je rigole” – Au moment ou Steph passe une corde dessus…rien de plus :-)- Elle ne lui dit pas de ne pas le faire…curieux ce que la projection peut provoquer comme malentendu !
    C’est regrettable pour votre analyse mais aussi pour l’image que vous donnez de Steph Doe qui pourrait souffrir de cette approximation.
    Merci quand même car votre analyse aurait été juste dans le bon contexte

      • Enfin il n’y a aucun message retranscrit, il y a surtout l’interprétation que vous en faites…vous interprétiez à partir d’une séquence que vous n’aviez pas compris…j’imagine que ça peut avoir un impact sur votre perception de l’absence séquence…mais si vous tenez dure comme fer à votre projection je vous la laisse de bon cœur avec un petit regret pour le journalisme. Vous savez que la pensée est en quelque sorte en mouvement…de plus une petite explication plus fournie de votre Part eut été un espèce de minimum- bonne foi. Votre pestilence braquée laisse peu d’espoir à la discussion constructive
        bonne continuation
        Et rien que pour vous pour voir la perf complète (comme ça vous vous rendez compte de tout ça)
        https://vimeo.com/ondemand/pkclubintegral

        • J’ai changé le texte de l’article vis-à-vis de l’absence de lien en la séquence et les propos tenus juste avant. Je comprends tout à fait ce que tu m’avais dit sur cette non corrélation à faire. Ce que je te dis, c’est que le propos tenu sur la question des limites du modèle, moi me fait réagir.
          Namaste

  4. Eve, si vous parlez des limites de Maya, il me semble les avoir respectées.
    Si vous faites allusion aux propos que je rapporte d’une de mes partenaires et auxquels je mêle aux miens, apprenez qu’il y a des gens qui aiment flirter avec les / leurs limites.

    Si une personne me dit “pas touche à ma culotte” = je ne le fais pas.
    Si une personne me dit “je garde ma culotte mais tu peux jouer avec”= je peux jouer à la décaler, y passer une corde… je crée un climat érotique et gênant parce qu’elle me l’a demandé; en aucun cas je n’impose cela ni ne lui mets un doigt dans la chatte ou lui caresse le sexe.
    Et c’est bien la toute la différence que vous semblez ne pas vouloir comprendre.

    Je pense qu’au delà de la définition du mot “limites”, vous semblez croire qu’il n’y a qu’une façon de pratiquer les cordes.
    Détrompez-vous.
    Apprenez qu’il y a des gens qui aiment le Kinbaku pour ce qu’il est : contraignant, érotique, sensuel, subversif et terrain de jeux pervers à explorer.
    Tout le monde n’est pas fait pour faire du Kinbaku (bondage traditionnel Japonais) et c’est tant mieux, c’est bien qu’il existe une pratique des cordes aseptisée pour ceux qui veulent pratiquer en tenue de sport, méditer ou n’ont simplement pas envie de partager plus.

    Par contre, dans le documentaire, je parle de ma pratique (Kinbaku) et de mes partenaires (des gens qui me sollicitent avec des attentes et envies avouées. Des personnes joueuses, qui connaissent mon style et ont envie de partager cette approche avec moi) .

    Ne pas comprendre cela et refuser de l’entendre après toutes ces explications, de la part de la Prod et la mienne, met en lumière votre bonne foi et votre sens de la remise en question. Bonne continuation à vous Namaste

    • Oui, ça j’ai bien compris pour Maya.
      C’est vraiment cette phrase en particulier qui m’interpelle : «  J’ai une modèle, sa limite, c’est comme moi, c’est de garder sa culotte, mais par contre, ça ne m’empêche pas d’y passer un doigt et de la décaler. »
      Juste ça comme propos ça va à l’encontre du consentement éclairé, tel que je le conçois.
      Parce qu’on ne peut pas deviner dans ton propos que la modèle accepte que tu joues avec ses limites.
      C’est juste qu’un néophyte du BDSM pourrait se dire : « Ah oui, c’est cool de jouer avec les limites d’une personne soumise, ça m’exciterait carrément  » juste en voyant le documentaire.
      J’ai lu vos commentaires avec attention. Ne vous méprenez pas, je sais ce que c’est le BDSM, et aller loin avec un.e partenaire.
      Ce n’est après tout qu’un manque de précision pour moi dans cette phrase en particulier.

  5. “sa limite, c’est comme moi, c’est GARDER sa culotte, mais par contre, ça ne m’empêche pas d’y passer un doigt et de la décaler.” (parce que comme moi, cette partenaire ne veut pas voir son intimité exposée)

    Dans cette consigne, rien ne dit que cette partenaire (celle ci en particulier et pas n’importe quelle partenaire) n’est pas d’accord pour que je joue avec sa culotte, justement, et ce, en la gardant.
    Mais pour le savoir, il faudrait d’une part, avoir assisté à la négociation d’un cadre de jeux et d’autre part, cesser d’être bornée et de revenir sur ce passage qui vous a été expliqué et démontré par 3 personnes.

    Je conviens que le montage de cette séquence, sorti du contexte peut porter à confusion, car il n’est pas assorti d’explications.
    En revanche; je vous en écris depuis la parution de votre accusation “non stigmatisante” sans accusé de réception de votre part à part relancer la polémique en laissant tomber des phrases nonchalantes.

    “Parce qu’on ne peut pas deviner dans ton propos que la modèle accepte que tu joues avec ses limites.”
    Certes, on ne peut pas le deviner dans ce montage, par contre, est-ce que vous donne le droit de de faire de gros raccourcis en dégainant le consentement éclairé que je ne respecterai pas (selon vous, avec votre filtre) et vous cacher derrière “je ne vous ai pas citée pour ne pas nuire” alors qu’il s’agit finalement d’un manque de précisions (pour vous)
    “Ce n’est après tout qu’un manque de précision pour moi dans cette phrase en particulier.”

    • Il est clair que vous tentez de stigmatiser Calamity en sous entendant qu’elle ne respecte pas le consentement éclairé. Lors de la séquence ou Nathanaël se fait attacher, ce concept est clairement énoncé et validé avant la session. Mégoter sur une phrase et faire des raccourcis en tentant des justifications malhabiles met juste en avant votre mauvaise foi.

      • Mais non, je parle d’une phrase. Je ne permets pas de la juger elle, seulement la phrase.
        Bon, maintenant ça tourne en boucle. Souhaitez-vous que je depublie cet article?

        • Eve comment vous dire : vous parlez d’une phrase que vous semblez ne pas avoir comprise..;vous parler d’une phrase qui existe dans un contexte mais celui que vous imaginez..ne republiez rien surtout, en tout cas pour moi..;c’est votre article et vous êtes lue et même certains de vos lecteurs vous l’ont dit… l’idée était comme le disait Alex de faire un effort de compréhension et de ne pas rester braquée sur une analyse tronquée, c’est dangereux le fixité mentale, c’est comme ça qu’on fabrique les malentendus historique et qu’on finit pas croire que les juifs ont tué Jesus par exemple, vous comprenez ??
          Moi je ne me permet jamais de contester un ressenti ou de m’expliquer aupres de la presse mais quand il y a erreur d’entendement il faut le reconnaitre non ?
          à bientôt

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