« Marche et démarche » s’expose aux Arts déco de Paris

Oui, je ne pouvais pas passer à côté et ne pas vous raconter, vous donner envie d’aller visiter l’exposition « Marche et démarche » au musée des Arts décoratifs de Paris, qui jouxte l’entrée du Carrousel du Louvre. C’est jusqu’au 23 février 2020 (du mardi au dimanche, de 11h à 18h, métro Palais royal, musée du Louvre).

La chaussure et moi c’est une longue histoire de fétichisme : à Londres vol. 1, vol. 2, vol. 3, quand on m’offre des Louboutin ici, quand je murmure une adoration du pied par, ou quand je vous parle de marques spécialisées en talons vertigineux comme Piaciotti, Charlotte Olympia ou La maison Ernest.

Le journal d’une femme de chambre, roman d’Octave Mirbeau (que j’ai aimé lire), dont Luis Buñuel a fait un film (intéressant) avec Jeanne Moreau en 1964, et où il est question de cirer avec ferveur des petites bottines… entre autres

Aux arts déco, l’exposition est très abordable (même si vous y allez en famille, les enfants peuvent essayer plusieurs démarches, c’est bien vu, même si les pieds bandés c’est toujours un peu hard, j’ai évité d’expliquer cette partie là). Mais côté fétichiste du cuir, des plumes, du verre, du vynile, du satin… tout y est. Que vous soyez fan de sneakers, de petites bottines comme dans le journal d’une femme de chambre, tout y est. C’est peut-être ce qui fait la force de cette exposition qui n’hésite pas à parler de l’arriver des bottes militaires, sonores, qui n’existaient pas avant le 19ème siècle.

Cerise sur le gâteau, on retrouve même les photos de David Lynch pour Louboutin.

INFORMATIONS PRATIQUES : https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-en-cours/marche-et-demarche-une-histoire-de-la-chaussure/

Audio-confidence sur l’oreiller n° 10 : La nuit

Comme d’habitude, je vous laisse passer sous la couette conjugale pour 19 minutes de confidences candaulistes sur l’oreiller. Vous trouverez ci-dessous un soundcloud privé, juste pour vous. Je murmure toujours, alors prenez un moment où vous pouvez vous isoler. Enfilez un bon casque audio, mettez vous dans une pièce silencieuse, and ENJOY!

Imaginez-moi tard le soir en pleine semaine rentrer chez moi, me glisser sous la couette avec mon mari… après avoir passé la nuit avec un amant formidable. Vraiment formidable. Le genre de personne dont on parle à ses copines en disant « J’ai rencontré quelqu’un… je suis un peu amoureuse ». Ok, un peu, beaucoup. Donc, me voilà à raconter une nuit torride à mon mari formidable 😉

Pour la petite histoire, bien que cela n’ai pas pu être enregistré, je tiens à vous rassurer, tous les protagonistes ont bien joui, après cet enregistrement, qui fini sans doute un peu dans la précipitation. Votre imagination trouvera, je l’espère très fort, sa voie aussi pour libérer toutes vos tensions 😉

Les épisodes précédents

Audio-confidence sur l’oreiller n° 9 : Le pompier sans visage

Récit d’une visite chez un voisin coquin. Ce dernier m’avait demandé si quelque chose me ferait plaisir pour un moment licencieux ensemble. Je lui avais répondu : « Surprends-moi ». De fait, j’ai été très surprise, il m’a accueilli dans son appartement à la lueur de quelques bougies. Il était à quelques mètres de moi, immobile, les mains sur les hanches, les jambes écartées, habillé intégralement en pompier, masqué (avec une visière dorée totalement opaque). Il n’a pas pas dit un mot pendant presque deux heures et s’est montré très directif par le geste. Une expérience inoubliable.

Audio-confidence sur l’oreiller n° 8 : Le pied

Mon mari ne m’avait pas vu depuis 48h quand je lui ai avoué que… j’avais vu un voisin fétichiste des pieds (on dit « foot fetish » en anglais) pour un 4 à 6 des plus plaisant.

Audio-confidence sur l’oreiller n° 7 : Le squat

Imaginez-moi dans ma salle de bain (et oui, je suis rentrée tard, j’étais sur le point de prendre une douche…), tout près mon mari, me demandant de raconter ma dernière expérience en soirée « gay et libertine ». C’était une première pour moi et une belle façon de fêter le #BisexualityDay : libre. C’était la plus grosse et active orgie de toute ma vie, peut-être 200 personnes, sublime. J’ai joui dans les back room avec mon suceur de clitoris : un des meilleurs orgasmes de ma vie.

Audio-confidence sur l’oreiller n° 6 : L’anniversaire

Imaginez-moi allongée sur mon lit, tout contre mon mari, me demandant de raconter ma dernière expérience en soirée libertine. Il s’agissait d’un anniversaire ayant pour thème « une nuit en enfer »… mais certains enfers, ressemblent au Paradis. Et à la scène finale de Shortbus.

Audio-confidence sur l’oreiller n° 5 : L’inconnu

Imaginez-moi allongée sur mon lit, tout contre mon mari, me demandant de raconter ma dernière expérience libertine seule avec un amant que je connais depuis longtemps : je rêve de lui, il rêve de moi… et dans la réalité, ça le fait carrément pour un petit après-midi entre futurs amants réguliers. Je sais que c’est la canicule, mais j’ai très envie de faire exploser les températures.

Audio-confidence sur l’oreiller n° 4 : La police

Imaginez-moi allongée sur mon lit, tout contre mon mari, me demandant de raconter ma dernière expérience en soirée libertine de type « pluralité » masculine avec un amant régulier. Et cette fois-ci, nous avons eu des invités inattendus : La police… Eh oui. Un bon conseil : si vous organisez un jour une soirée libertine, quelle que soit la saison, fermez les fenêtres :)) Surtout, si vous m’invitez 😀

Audio-confidence sur l’oreiller n° 3 : La clé

Imaginez-moi allongée sur mon lit, tout contre mon mari, me demandant de pouvoir jouir, le lendemain d’une « entrevue » avec un amant, à laquelle il était présent (ce que je parle bien… bref, on a fait un plan cul).  Mais si, souvenez-vous, c’est le jour où je vous ai annoncé, photo à l’appui : « Quand ton amant a fait importer des masques en direct de Venise… et que le caméraman est prêt à filmer (trop bien) »

Audio-confidence sur l’oreiller n° 2 : La fiche

Imaginez-moi allongée sur mon lit, tout contre mon mari, me demandant ce que j’ai fait la veille de ma soirée, pendant qu’il recevait des clichés osés de moi en live, en bonne compagnie. « La fiche » est une séquence racontant une soirée libertine et un début de nuit avec un amant régulier nommé Idris.

Audio-confidence sur l’oreiller n° 1 : Le brunch

Imaginez-moi allongée sur mon lit, tout contre mon mari, me demandant ce que j’ai fait de ma matinée, à faire le marché avec un amant pour acheter du pandoro, de la baguette pour compléter les victuailles déjà prévues (jus de fruits, yoghurt, beurre, confiture, pamplemousse et des oeufs bien frais)… avant d’aller chez lui. Pour préparer un café! Bien évidemment. Mais le café, ça prend toujours beaucoup de temps à se filtrer avec une cafetière électrique, ce qui nous a laissé le temps de visiter en profondeur l’appartement.

Comment se vivre Bi, pan, poly avec « Possibles » de Valérie Baud?

« Je choisis d’être moi » Cette simple phrase résume tous le premier roman « Possibles » de Valérie Baud, ancienne co-porte parole et co-présidente de Bi’Cause. J’ai tellement pris plaisir à le lire que j’ai écorné de nombreuses pages tellement les propos étaient justes, sensé, percutants. Ok, je suis bi et pansexuelle, mais juste l’ouverture qu’opère ce livre est salvateur pour toutes et tous.

C’est l’histoire d’Aurore (oui, tout est dit dans le prénom du personnage princpal, il s’agit d’une quête initiatique) qui est mariée deux enfants et… qui découvre la subtilité de ses élans intérieurs (pas de spoiler, je n’en dis pas plus) et le polyamour également. J’ai été très émue tout au long de ma lecture, avec un beau panel d’émotions différentes.

Au départ, j’ai rencontré Valérie Baud dans une ciné-conférence du film Lutine d’Isabelle Broué. Un peu par hasard, un peu sans trop y prêter attention. Et puis je l’ai recontactée pour écrire la section « Faut-il être bisexuel·le ? » du Osez le polyamour qui sortira en avril 2020. Et puis, j’ai kiffé son livre Possibles que j’ai cité pour sa pertinence, notamment ces phrases : « L’amour, énergie non marchande, libre et positive, doit encore dans nos sociétés contemporaines, être calibré et restreint parce que c’est comme ça, point. Pour tout contrat d’engagement moral et amoureux à long terme, injonction suprême, ils doivent choisir, on les menace de tous bords. Aimer plus est-il donc si transgressif, grave et dangereux pour l’ordre établi ? La violence est acceptable, et trop d’amour, non ? »

Possibles… in amor veritas 😉

« Les bi et pan persistants, récalcitrants, ceux qui bravent tous les dangers, refusent les injonctions et jugements moraux de ceux qui s’acharnent à vouloir tuer cette capacité et nécessité d’amour plus vaste. Alors, certains s’autorisent l’amour à l’image de leur diversité et simultanément. Parce que l’amour ne se divise pas, ne se décide pas arbitrairement, ne se limite pas, ils osent des amours plurielles assumées, révélées, vies alternatives en rébellion contre la monogamie légale de façade. La monogamie tel un laisser-passer de bonne conduite; dans l’ombre, pourtant des multiples non avoués. » « Possibles » de Valérie Baud

Pour aller plus loin :

Bi’Cause est une association mixte et consensuelle de réflexion, d’information et de prévention s’adressant aux personnes qui se définissent ou sont perçues comme bisexuelles ou pansexuelles, ou encore qui s’intéressent à ces orientations.

Troublante excitation est disponible

#F❤CK F❤CK F❤CK YESSS!!! C’est le lancement de la ressortie en librairie de mon premier livre, à nouveau en papier (et livre électronique), avec une couverture trop trop trop belle… Vous l’aviez demandé, réclamé : Tabou éditions l’a fait, avec nouveau titre volontairement plus accrocheur, que j’aime beaucoup, parce qu’il évoque pour moi la Troublante excitation de mon mari, toujours aussi formidable. J’ai hâte de voir vos petites photos de mise en situation de cette petite merveille 🙂

Vous pouvez acheter en ligne mes deux romans parus chez Tabou Editions : Troublante excitation et L’infidélité promise. Le 3ème est déjà rédigé et sortira en septembre 2020…

http://www.tabou-editions.com/jardins-de-priape/685-troublante-excitation-9782363260758.html

C’est en ligne et en librairie 😉

I LOVE IT !!!

#F❤CK #TroublanteExcitation 😍♥️🔞QoS♠️😜

Mon premier roman (titre original « Mon mari est un homme formidable ») rejoint donc aujourd’hui la collection des jardins de Priape des Éditions Tabou, aux côtés de son second roman ​L’infidélité promise, sorti en 2016. Hédoniste, naturiste et libertine, je vis avec un mari candauliste depuis 2001 (l’An I qui ouvre ce livre). Troublante excitation vient mettre des mots sur mes expériences candaulistes, théorisées depuis dans le guide pratique Osez le candaulisme, paru en 2019 aux Éditions La musardine.

Comment être une jeune femme de vingt-trois ans et s’adonner en toute transparence au sein de son couple à des pratiques sexuelles encore jugées extrêmes? Avec la bénédiction de mon mari, vers vingt-cinq ans, j’ai pris un amant régulier, puis plusieurs ponctuellement ou en même temps… et ma vie horizontale s’en ai trouvée fortement en décalage avec ma vie verticale. Il s’agit vraiment d’un roman initiatique de découverte du candaulisme (pratique dans laquelle mon mari est excité de me voir ou de me savoir avec d’autres partenaires), et du libertinage par la même occasion, de Paris à Rome. Je vous embarque avec moi dans des scènes d’orgies vécues de l’intérieur.

💋 Je vous remercie d’avance de votre soutien pour cet opus de jeunesse porno-érotico-culturel où souffle un petit vent de liberté 💦

Et pour noël, offrez ce livre avec des chocolats « F❤CK ALL I NEED IS U » (en personnalisant sa boite chez Jadis et gourmande rue des Archives par exemple), vous penserez à moi 💓 et moi à vous…

La sexualité expliquée par un chat ??? Oh oui

Keep calm and follow « Charly, le chat du sexologue » de Philippe Arlin et Nawak, un petit guide pas à pas illustré et hyper drôle qui vous mettra totalement à l’aise avec la chose, vue sous tous ses angles. J’avais déjà adoré les précédents livres du sexologue Philippe Arlin : Libérez votre désir et Sexuellement incorrect.

Là, on passe au cran au dessus encore : c’est ultra accessible, super pertinent, avec une histoire de chat absolument cocasse. D’ailleurs, c’est inspiré de faits réels, Philippe Arlin a vraiment une chat … Et Nawak est l’esclave dessinateur de Siri :

J’ai acheté mon petit exemplaire lors de la soirée de lancement du livre à la librairie La Musardine et franchement c’était super chouette de voir une telle cohérence de ce projet de livre illustré. Je l’ai lu dans la foulée dans le métro et j’ai kiffé. J’ai ri énormément et quand je suis arrivée à la tour du désir, le visuel de la page 40 (que je ne peux décemment pas vous spoiler) m’a vraiment trotté dans la tête : c’est très très inspiré. Vous ne pouvez ressortir de la lecture de ce livre que plus heureux dans votre sexualité (puisque ça apporte tellement de clé que l’on ne nous donne que partiellement autrement). Et puis je l’ai mis dans les mains de mon mari, tellement c’est bon. Bref, je vous le recommande chaleureusement.

Informations complémentaires :

//Le vibro le plus accessible du marché : ta brosse à dents électrique!

J’ai eu écho de ce tuyau entre amies, à discuter librement:

– Quoi, Eve tu n’as jamais testé ta brosse à dent électrique comme vibro? C’est génial!

Non, désolée les filles, je n’y avais jamais songé. Alors passons en mode pro, testeuse de sextoy…

Et si votre meilleur vibro était à portée de main…

Test officiel de ma brosse à dent électrique

Bon, le packaging était joli. Non, je plaisante, même si j’ai une petite pensée émue pour le Super U de Fouras en Charente-Maritime où je l’ai achetée en promo. Alors, faut-il se toucher avant ou après s’être brossé les dents??? Question existentielle s’il en est.

La réponse est : pas après, ça mouille toute la pièce d’utiliser une brosse à dents mouillée en dehors de la cavité buccale. Mais bonne nouvelle : les têtes sont interchangeable et j’en ai en réserve, donc je vais en dédier une – sèche – à cette activité.

Côté niveau sonore, c’est assez bruyant, mais c’est vrai que c’est un bruit familier auquel on ne prête pas attention.

J’enclenche l’engin, je l’appose sur mon clitoris du côté en plastique blanc tout doux (pas du côté des poils, je ne suis pas maso). Ce qui est un peu stressant, c’est que mon modèle de brosse a dent a des impulsions toutes les 30 secondes puis fait quatre grand coup pour m’indiquer que je viens de me toucher déjà deux minutes. Mis à part ces détails techniques, c’est vraiment très agréable, aussi agréable qu’un vibro assez cher et surtout très précis grâce à la petite tête ronde.

Bonus Twitter

On me souffle sur Twitter, qu’il y a des têtes spéciales « à monter » sur une brosse à dents électrique (trop bien) : https://www.amazon.co.uk/Tingletip-N4321-Massage-Head/dp/B005VFFIIS

Audio Le Verrou : « Ses petites claques sur mes fesses, ses caresses m’électrisent… »

Le Verrou est un projet de podcasts qui permet de découvrir – ou de redécouvrir – des textes littéraires excitants, grâce à des voix soigneusement choisies. Derrière cette expérience auditive gourmande, l’idée est de quitter un monde trop plein d’images pour aller chercher fantasmes, désirs et imaginaire dans les lettres et le grain de la voix.

Le 41ème extrait est enfin disponible et je suis très fière d’avoir prêté ma voix à cet enregistrement, même si ça fait vraiment bizarre de s’écouter parler (je compte sur vous pour me dire comment m’améliorer et si vous avez aimer). Alors voici 5mn où je lis, en dégustant chaque mot un texte de L’infidélité promise… où cette jolie phrase est prononcée :

« Ses petites claques sur mes fesses, ses caresses m’électrisent… »

http://www.le-verrou.fr/quarante-et-unieme-extrait/
#podcast #oser #pasdelaporte #LIP #candaulisme #Ev2C

Photo de couverture de Clémence Demesme

Bonus – écoutez délicieusement tous les extraits du Verrou

Où j’en suis avec le prince charmant ?

« Allant de pièces en pièces, il finit par trouver la chambre de la princesse.

Elle était si belle, qu’il ne put s’empêcher de l’embrasser.

[je vous passe tous les memes que l’on trouve sur le sujet du consentement, mais forcément cette scène est amorale] La princesse ouvrit alors les yeux en souriant.

– Veux-tu m’épouser ?murmura le prince. [… alors bon, je viens de rédiger Osez le polyamour qui paraîtra en avril 2020, la norme de la monogamie dans laquelle on fonce tête baissée, ce n’est pas ma tasse de thé]

– Oh oui ! répondit-elle. [elle ne le connaît pas, mais elle en a envie, elle répond Fuck Yes… pourquoi pas, c’est spontané]

(…) Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants [donc forcément, ils ont eu des rapports sexuels dans cette aventure de la vie] »

Je raconte cette histoire à ma fille. Et quand j’ai vu dans le métro, les dernières publicités Adopte un mec, qui inversent les rôles et mettent en scène la princesse charmante qui va embrasser le prince endormi, j’étais contente, ce fut une super histoire à lui raconter. C’est beau d’avoir le pouvoir de ramener le prince à la vie !

Et puis dans la semaine, je suis repassée plein de fois devant ces pubs. Et la première image, avant le baiser, m’a laissée vraiment perplexe. Je l’ai longuement regardée pour comprendre la scène. De loin, on sent une scène lascive, pleine d’une tension érotique esthétisée (le décor est somptueux, les protagonistes sont riches, jeunes et beaux… on ne sait pas si ils sont vraiment gentils ou très cons, ça ne se lit pas dans les traits d’un visage). Quand j’étais petite, j’imaginais le prince embrasser la princesse. Et en se réveillant, elle tombait raide dingue de son fameux « charme », de sa beauté, de son grand cœur, de la démonstration vestimentaire de son appartenance à une classe sociale privilégiée vivant dans l’opulence.

C’était la même scène, sauf que la princesse défait nonchalamment le corsetage de sa robe, avant de s’avancer vers le prince… Logique !

Point négatif : Au fond, c’est comme décrire le prince charmant s’approchant de la princesse, tout en défaisant ostensiblement sa ceinture.

Points positifs :

  • c’est une femme qui sait ce qu’elle veut (a priori, du sexe, ce qui est sympa comme message)
  • elle va peut-être lui faire découvrir des plaisirs qu’il ne connaissait pas encore
  • comme ils sont dans la force de l’âge, les imaginer dans un acte sexuel, peut être stimulant à des fins masturbatoires.

Alors, suffit-il d’être beau pour être désirable ?

Forcément, j’ai envie de vous répondre que non. Et pourtant de façon pragmatique, je dirais que la beauté fait roucouler. En société, on ne se comporte pas de la même façon avec les gens qui rentrent dans les canons de beauté de leur époque. Pour être honnête, je suis ouverte d’esprit et de corps, j’ai des rapports avec des personnes aux physiques très différents… et malgré tout, la beauté, le charme me fait mouiller (je viens de passer la soirée avec un surfeur corse bronzé, c’était 50% d’excitation spontanée… juste parce qu’il avait un physique athlétique et un visage d’ange, wow, wow, wow). C’est trivial, mais c’est un constat. Alors, le prince charmant et sa princesse, j’aimerais bien les rayer de mon esprit, mais pour l’instant je fais avec. Et je relativise, la beauté c’est bien pour s’exciter et baiser (reproduire ses gènes avec un bon potentiel de survie), alors que construire sa vie, vibrer, échanger, partager, ça repose sur bien d’autres caractéristiques humaines.

Mais pour revenir à adopte un mec, quand même, c’est dommage de ne pas arriver à l’égalité et d’objectiver le prince endormi ou charmant [ça reste sexiste, de fait, et en même temps, ça nous fait prendre conscience combien cette imagerie enfantine l’est… sexiste] :

Bonus Francis Bacon

Dans la même semaine, je suis allée voir l’expo Francis Bacon au centre Pompidou, qui présente une autre version de l’homme, plus vulnérable, couillu, membré, et insaisissable. Ouf! Le vivant est divergent, évolutif et hétérogène 😉

 

La flaque, la nouvelle ère de l’effeuillage

Des numéros de Ouf!, le collectif La flaque regroupe des artistes qui envisagent l’effeuillage comme un art de détourner les stéréotypes que véhiculent notre société… Et ça cartonne. La Flaque organise des spectacles bénévoles et amateurs. Et c’est une association qui a pour priorité de créer un environnement joyeux et bienveillant. TROP BIEN!

Un cabaret Flaque par Eric Delage

J’ai suivi un atelier d’effeuillage hyper inspirant et accessible avec Pamela en personne et Eden Weiss. J’ai eu envie de vous faire connaître ces belles personnes :

Vous avez commencé l’effeuillage il y a 3 ans et le collectif il y a deux ans?

Pamela : Oui, c’est ça. Nous nous sommes rencontrées dans l’une des séances de cinéma interactives du Rocky Horror Picture Show à Paris. Au bout d’un moment, l’un des premiers numéros est devenu de l’effeuillage. Moi, j’ai commencé comme ça sur scène. 

Aujourd’hui vous amenez les gens à incarner un personnage ?

Pamela : Dans le cadre de la Flaque, c’est extrêmement libre. La seule contrainte c’est que les numéros soient non opressifs, bienveillants… Mais à part ça les personnes qui montent sur scène font absolument ce qu’elles veulent.

Éden : Et surtout les personnes qui viennent pour la première fois, ne viennent pas sur scène avec rien. On les aide. Elles viennent avec des idées, avec des envies. Mais elles ont des craintes et on est là pour les aider à calmer ces craintes là. Et à discuter de leurs idées : « Cette idée elle est géniale, peut-être que si tu la mets en scène de cette façon… » Cela permet de donner confiance aux personnes pour qu’ensuite elles fassent leur numéro. 

Est-ce que l’on répète l’après-midi et on passe le soir?

Pamela : Pas du tout. La flaque c’est vraiment très bon enfant, on est une bande de potes. C’est plutôt « Quand est-ce que tu es disponible ? On se voit et on bosse ensemble.

Eden : On fait un gros cabaret deux jours tous les deux mois. On ne fait pas monter des gens le jour même de la première répétition : on les voit plusieurs fois pour monter leur numéro et ils savent qu’ils passent à la flaque de novembre par exemple. 

Pamela : C’est trois mois de taf pour monter une flaque. Éden : Une flaque c’est 30 artistes sur scène, 120 personnes pour l’instant dans le public. On est complet à chaque fois. On cherche une salle d’ailleurs pour agrandir la flaque.

Et est-ce que vous pouvez me dire deux mots sur le nom du collectif « la flaque »? Tout est politique?

Éden : On s’appelle la flaque parce que l’on promeut le plaisir féminin et l’humour de qualité. Et bien sûr que tout est politique. Quand on a l’impression que ce que l’on fait n’est pas politique, c’est juste que l’on va dans le sens du courant. Et tant mieux si l’on permet à des voix alternatives de s’exprimer. Nous sommes toujours en recherche, perfectibles mais c’est une belle ambiance et surtout on a le meilleur public de la terre (rires).

Vous faites une réelle différence entre strip-tease et effeuillage. Pouvez-vous nous l’expliciter?

Éden: La grosse différence c’est le public. Dans le strip-tease, je vais me déshabiller pour un client. Mon corps est un produit que je lui vends. Alors que dans l’effeuillage, je me déshabille pour un spectateur, qui assiste à la représentation que je lui fais de mon corps.

N’importe quel physique, n’importe quelle personne quel que soit son genre peut faire de l’effeuillage ? C’est l’histoire que l’on va raconter avec un personnage qui va driver le numéro ?

Éden :C’est une célébration de la diversité des corps. Si c’est juste pour voir une énième meuf bonne se déshabiller… oui, ok, mais l’histoire que tu racontes, pourquoi tu fais ça, c’est là que c’est hyper intéressant.

😇

Et c’est là qu’un sirtaki et une écharpe peut faire toute la magie d’un numéro auquel on ne s’attend pas.

Éden : Oui on propose des numéros pour tous les goûts, pour tous les styles.


INFORMATIONS PRATIQUES :

Vous vous rendez compte, on a raté ça (leurs affiches sont trop bonnes) :


Bonus effeuillage évocateur Outre-Atlantique avec Miss Tosh

Je l’aime bien, alors je partage avec vous aussi (ça rappelle un peu Miss Mosh et la couverture de l’infidélité promise et prépare la sortie prochaine de Troublante excitation) :


Bonus Sirtaki

La grande réponse aux dick pics

J’ai trouvé une solution toute simple quand je reçois une photo d’engin non désirée, enfin je veux dire une photo de gland, de queue, d’organe génital masculin, de bite, de service trois pièces en ligne, en message privé, sans que je n’ai rien demandé… j’envoie le lien suivant : https://youtu.be/_vJyDrfl1AA

celles des real dolls abyssal, j’avoue qu’elles sont bluffantes

C’est la vidéo ci-dessous de l’épisode sur la drague de la série Et tout le monde s’en fout :

Honnêtement, quand je drague un mec, je me vois mal lui envoyer un gros plan de ma chatte, mais ça peut être drôle en réponse à une photo de bite. On est d’accord que ça n’est pas d’une sensualité folle.

Alors, à toi le mec qui en envoie des Dick pics, je tiens sincèrement et officiellement à te dire : « Oui, elle est belle ta bite, c’est la tienne, elle est unique au monde » (comme ma chatte), sois en confiance et crée avant tout une belle connexion avec ta, ton, ou tes partenaires ou les personnes que tu désires 😉

Les mots authentiques valent bien plus que des images, sauf si elles sont hautement évocatrices 😉

Bonus « On y va ! »

Et tout le monde s’en fout le spectacle, c’est du vendredi 1 novembre 2019 au samedi 28 décembre 2019 :

https://www.billetreduc.com/239192/evt.htm

Quand un Youtubeur décalé décide de vous envoyer en séminaire pour la reconstruction du monde ça donne « Et tout le monde s’en fout : le spectacle » !

À force de s’en foutre nous y voici : le fond du gouffre ! Et ça, Lexa, héros de la série « Et tout le monde s’en fout », ne s’en fout pas ! Parce que même si on ne peut pas empêcher le monde de partir en sucette, on peut au moins s’y préparer et envisager la suite. Et quoi de mieux pour ça, qu’un petit séminaire d’entraînement express ? Quand une civilisation s’effrite, comment apprendre de nos erreurs pour ne pas les répéter ?

Armé de son humour et de sa condescendance légendaire, ce Youtubeur décalé a décidé de vous former dès maintenant, histoire de construire autre chose qu’une société qui court très vite, les yeux bandés, dans une forêt !

Auteur :Axel LattuadaFabrice de BoniMarc de Boni
Artiste : Lexa
Metteur en scène : Fabrice de Boni