Noël, idée coquine numéro 1 : offrir du Rita Renoir !

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J’ai rencontré Rita Renoir pour la première fois au salon du dessin érotique de Paris, devant l’une de ses œuvres, accompagnée de Françoise Colliot (mon auteure de littérature érotique libertaire préférée) : le monde est petit.

J’ai tout de suite été fascinée par ses illustrations érotiques et créatives à souhait en termes de mises en scènes.

Et ça tombe bien pour noël, j’ai eu plein d’idées coquines en découvrant sa boutique en ligne : https://www.etsy.com/fr/shop/RitaRenoir


Interview de Rita Renoir

Pour en savoir plus, je vous propose de passer avec moi dans le petit salon, pour une interview de cette artiste formidable à soutenir collectivement  :

Quelle est l’origine de ton nom d’artiste ?
Fin 2014, j’étais à la recherche d’un pseudonyme pour participer à un concours de nouvelles érotiques. Dans ma bibliothèque, j’avais un vieux livre de poche néerlandais 
Nachten van Parijs (Nuits de Paris), avec des photos en noir et blanc de Daniel Frasnay, dont quelques-unes fabuleuses de sensualité d’une certaine Rita Renoir. Elle était l’une des premières et des plus célèbres effeuilleuses qui firent la renommée du Crazy Horse (mythique club de striptease parisien) dans les années 50. Le propriétaire du cabaret, Alain Bernardin, avait très vite imposé aux filles qui travaillaient pour lui de prendre des noms de scène. C’était un moyen de protéger leur vie privée. Rita, à la différence des autres stripteaseuses, avait elle-même choisi son nom, avec deux « R » car elle était assez superstitieuse. Je ne saurais expliquer exactement pourquoi, mais ce nom m’a tout de suite semblé de bon augure. Par la suite, lorsque j’ai commencé à dessiner et exposer, ça a été pour moi une évidence que de le conserver puisque je me déshabillais sous forme de dessins.

Tu dessines surtout des femmes. Y’a-t-il des thématiques essentielles à ton univers créatif ?

Effectivement mes illustrations ont principalement une thématique féminine. Probablement parce que je cherche à me définir moi-même. J’ai toujours eu un peu de mal à me positionner dans un schéma encore souvent trop traditionnaliste à mon goût. Dessiner des femmes, les observer au quotidien, discuter avec elles, m’amènent à plus d’indulgence, à dépasser certains à priori dus à mon éducation, à me réconcilier avec ma propre image.  

Je fonctionne beaucoup par série de dessins. Dans un tout premier temps j’ai travaillé autour de la résilience car j’étais à l’époque dans une période un peu houleuse. C’est ma série la plus personnelle. J’ai ensuite eu une courte période où je me suis amusée à ne dessiner que des pieds et des mains sous diverses positions pour le plaisir du challenge. Désormais je travaille souvent pour répondre à des sujets imposés par des fanzines ou des expositions collaboratives. C’est un excellent exercice pour se canaliser et sortir de sa zone de confort. De manière générale, ce qui m’intéresse le plus c’est évoquer l’intimité féminine à travers mes différentes réalisations. Je joue beaucoup avec des cadrages serrés, des regards baissés ou détournés. Au départ de  manière inconsciente c’est maintenant devenu un véritable jeu que de placer le spectateur du dessin en position de voyeur. Comme s’il observait une femme par le trou de la serrure. J’aime ajouter des détails incongrus pour créer la surprise, utiliser une certaine forme de surréalisme inspirée par des textes poétiques que je publie souvent en regard de mes illustrations sur les réseaux sociaux.

Tu m’avais confié un jour que tu dessines avec des logiciels d’illustration. Peux-tu nous parler un peu plus de la création de tes tirages papiers ?

J’ai  un passé de graphiste-conceptrice avec une mentalité de couteau suisse (j’ai travaillé avec un tas de logiciels différents) et plutôt vagabonde parce que sinon je m’ennuie assez vite. Quand je me suis remis au dessin de manière plus artistique fin 2014, c’est tout naturellement que j’ai choisi de le faire sur Illustrator. Refaire du dessin pur était déjà un truc énorme pour moi. Alors j’avais besoin de le faire dans un environnement qui me rassurait.

Depuis ma toute première exposition en automne 2015, je travaille avec un très bon imprimeur spécialisé en tirages d’art dans la région de Strasbourg. J’ai tout de suite choisi de faire réaliser mes impressions sur un très beau papier assez épais de la marque Hahnemühle. Celui-ci a été initialement élaboré pour l’impression en taille douce et fonctionne particulièrement bien avec mon style d’illustration.

Entre les expositions dans les galeries et ta boutique sur Etsy, je me rends compte que ton art est vraiment abordable. Combien faut-il compter pour avoir un Rita Renoir chez soi ? Est-ce que les livraisons se font rapidement et en pli discret ?

De 30 à 40 euros pour de petits formats et des esquisses simples et jusqu’à 200 euros pour des pièces plus grandes et ou plus complexes. Les impressions ne sont pas uniques mais limitées à vingt exemplaires numérotés et signés. C’est pour cette raison que le prix reste relativement abordable. Les délais de livraison sont variables, c’est en fonction de mon stock. En période de fête, j’essaie de veiller à être la plus réactive possible. Je privilégie le paquet discret (par expérience c’est mieux pour tout le monde) mais avec un suivi pour être certaine qu’il arrive à bon port.

Est-ce que l’on peut te contacter pour avoir des créations personnalisées ?

Je fais de temps en temps quelques créations personnalisées, mais je limite pour l’instant ce genre de projets pour ne privilégier que ceux qui m’inspirent vraiment. On m’a parfois fait des demandes tellement abracadabrantes que je suis parfois un peu frileuse sur le sujet.

Avec mon style de dessin très dépouillé et linéaire on m’a  également souvent fait des appels du pied pour des tatouages. J’ai longtemps hésité, mais désormais je refuserai systématiquement parce que je ne vois pas comment trouver un arrangement satisfaisant avec un artiste tatoueur. Même si je réalise le modèle, je suis incapable ensuite de garantir que son exécution sera à la hauteur. Et personnellement c’est quelque chose qui me gêne.

As-tu un coup de cœur à nous faire partager avant Noël relatif à l’érotisme ou à la sexualité ?

Puisque c’est la période de Noël, je conseillerais d’aller jeter un œil en librairie ou même de se faire offrir un beau livre de photos de Pierre Louÿs, Le Cul de la Femme, qui vient tout juste d’être édité par La Manufacture de Livres. On le connaît en tant que poète et romancier, mais c’était également un passionné de photos coquines. Je suggérerais également de prévoir un week end à Namur, les 8 et 9 mars 2019, pour assister au Love and Sex Festival dont le programme me semble fort réjouissant. Celui-ci est organisé par l’auteur érotique Nora Gaspard.

Merci à toi Rita :-*


INFORMATIONS PRATIQUES :

https://www.facebook.com/RitaRenoirIllustre/

https://www.etsy.com/fr/shop/RitaRenoir


Bonus coup de gueule RedBKode 😉


Double bonus coup de cœur (qui pourrait être un hommage à Dita Von Teese)

Voici celui que j’ai acheté pour noël (ne le dites pas à mon mari ;))


Triple bonus : la robe de Rita au Salo 🙂

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