Wow! Un Monster Munch BDSM à Lyon le dimanche 30 septembre 2018

Dernières parutions

Et oui, Lyon ça bouge bien, on y mange de bonnes glaces, on y boit du Spritz… mais pas que. Un énorme rassemblement BDSM se prépare. Je vous avais parlé de nos munchs parisiens, voilà un autre événement de taille à Lyon 9 : le 2ème MONSTER MUNCH BDSM du dimanche 30 septembre 2018, de 18h à 1h du matin, avec un format très accessible, inclusif et multidisciplinaire.
Pour en savoir plus, j’ai interviewé la co-organisatrice Strigidae et le co-organisateur FatherV de cet événement ouvert à tou.te.s:
 
Un monster munch à Lyon, c’est un énorme munch, vous attendez combien de participant.e.s pour cette seconde édition ?
Father V : Énorme, énorme, comme tu y vas… Plus sérieusement, si nous atteignons la centaine de personnes à cette édition nous serons contents. Nous espérons aller au delà bien entendu ! Le lieu s’y prête.
Strigidae : Oui, j’espère que nous verrons entre 80 et 100 participants pour cette édition !
On vient ici pour parler, partager ses expériences, mais faut-il être une figure du milieu BDSM pour venir? Est-ce ouvert aussi aux néophytes?
Strigidae : Nous tenons absolument à ce que les Monster Munch soient des soirées accessibles à tous.te.s, donc évidemment les débutants sont les bienvenus ! Avant d’être une soirée orientée “play”, c’est un événement social, où les rencontres peuvent se faire facilement. Je pense même que cela peut être une expérience très enrichissante pour une personne qui découvre ce milieu.

Father V : Totalement. Le but de ce rassemblement est double : à la fois d’avoir un espace de liberté d’une part dans lequel on puisse s’exprimer et s’amuser sans peur de jugement ; et également d’avoir un espace bienveillant pour que les personnes débutantes puissent échanger, poser des questions voir tester des choses si elles ont envie et trouvent partenaire de jeu.

On peut aussi pratiquer mais quelles sont les limites que vous fixez en tant que co-organisatrice et co-organisateur?
Strigidae : Les limites sont le consentement des personnes impliquées, et les règles élémentaires de sécurité et d’hygiène dans un lieu public.
Father V : Oui, forcément, la première limite est le consentement, c’est d’ailleurs rappelé par des affiches pendant la soirée, dès l’entrée. Au delà de cela, on se base plutôt sur le SSC. Sane, Safe, Consensual. Par la suite il serait intéressant d’avoir des pratiques plus risquées, mais cela dépendra des personnes présentes et de leurs expertises. Pour faire simple, plus l’événement grandira et nous aurons plus d’assurance et d’expérience, nous irons probablement plus loin. Il y a déjà eu du fouet, toutes sortes d’impacts, de la corde, un peu de knife play léger, mais nous sommes ouverts à des pratiques plus extrêmes, pour peu qu’elles soient pratiquées de manière raisonnée et dans le respect des personnes présentes et du lieu. Si quelqu’un a des questions sur une pratique, nous sommes à disposition pour y répondre. Nous marquons bien “toutes pratiques” sur l’affiche, pour indiquer qu’au delà de ce que j’ai déjà parlé nous ne souhaitons pas apposer d’à priorinégatifs sur des kinks, même si nous ne les partageons pas.
En quoi va consister la scène ouverte? 
Father V : Nous avons deux scènes dans le lieu dans deux des trois salles, dont une est “ouverte” à toute personne, qui peut requérir une musique et une ambiance lumineuse pour se mettre en avant, comme dans un concert (pour laquelle cette salle est d’ailleurs usuellement utilisée) ou au théâtre. Dans le premier Monster Munch, nous avons eu plus d’impact (ndlr : comme le fouet, le martinet, la fessée, tout ce qui “impacte” un corps), mais n’importe qui peut monter et commencer à performer.
Selon vous, le BDSM se déroule-t-il beaucoup en ligne (sur fetlife par exemple) aujourd’hui ? 
Father V : Par nature le BDSM est tout de même une pratique très présentielle. L’avènement du net permet aux communautés de pouvoir échanger et de contrecarrer la solitude de la personne débutante qui se sent seule face à ses envies et désirs. C’est une très bonne chose. J’ai pu rencontrer des modèles en ligne comme échanger avec des personnes que j’ai pu considérer ou considère toujours comme mentors. C’est un lubrifiant qui aide à souder la communauté et à faciliter les rencontres pour moi, non une fin en soi.
Strigidae : À mon sens, Fetlife est un super outil pour partager des photos et se tenir informé des événements organisés dans sa région, mais je préfère toujours les discussions et rencontres “en vrai”.
Comment faites-vous pour composer avec tout l’éclectisme des pratiques BDSM? La communauté est-elle aujourd’hui plus ouverte que jamais?
Strigidae : On ne compose pas vraiment avec l’éclectisme, on l’accueille ! Nous voulons des soirées inclusives et la diversité des pratiques vient avec la diversité des participants.
Father V : C’est la beauté de la chose. Au premier Monster Munch, nous avons pu voir des personnes en cuir, en latex, nues, des pets, de multiples pratiques. La communauté en soi a toujours été plutôt ouverte, du moins dans mon expérience. De par la multiplication de points d’entrée (munchs queer, associations de shibari, artisans locaux,…) vient une plus grande diversité de pratiques et de pratiquants, c’est une vraie richesse. Notre but ici est de contribuer à donner un espace reflétant l’ouverture comme nous avons pu la vivre, de s’amuser ensemble et de découvrir, avec nos différences et points communs.
Avez-vous un message à faire passer, un coup de cœur du moment à partager avec nos lectrices et lecteurs autour de la sexualité à 360 degrés ?
Father V : Alors je vais prendre le parti que tu ne parles pas de VR porn 😛 J’ai deux coups de cœur quand à des œuvres, n’étant pas nécessairement du moment, sur l’acceptation de sa sexualité et de ses envies.
Le film “la secrétaire”, qui malgré une fin “over the top” est très juste sur les doutes et tribulation de débutants dans le milieu.
Nana to Kaoru

Le manga “nana to kaoru” qui lui aussi décrit les tribulations d’un jeune couple découvrant leur sexualité dans le BDSM et, pour le dom, le passage du fantasme au réel.

Je trouve souvent que les productions media récentes sont plus dans un spectacle de la pratique plutôt qu’un focus sur les pratiquants. Il se pourrait que je souhaite changer cela avec le temps et les fonds nécessaires. Mais c’est un autre projet 🙂

Strigidae : Une de mes dernières lectures, c’est La femme de papier, de Françoise Rey. Il a été écrit avant ma naissance et pourtant, le type de relation détenu par les deux protagonistes a grandement fait écho avec mon vécu. Une citation : “Après ma défaillance passagère, je me suis promis : “Jamais plus je ne souillerai une si belle histoire de fesses par la trivialité de mes sentiments impurs”.”

INFORMATIONS PRATIQUES :

Rendez-vous à Lyon 9, le 30 Septembre de 18h à 1h du matin,
au ROCK N EAT, 32 quai arloing, 69009 Lyon

Bonus Must Have seen : La secrétaire!

Mais OUI! La secrétaire est un chef d’œuvre, nous avons adoré ce film avec mon mari. Tout est bien : le jeu de l’actrice Maggie Gyllenhaal en soumise qui enfin s’épanouit dans sa vie, et James Spader qui aime… jouer avec elle.


Bonus Nana to Kaoru

Je suis trop curieuse, ça me tente carrément, moi qui adore les hentaïs… mmm…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Recommandé pour vous
Mon univers

Archives

mai 5, 2017

Abonnez-vous

mai 3, 2017

Suivez-moi, Soyez audacieux, recommandez ce site vos amis, vos amants, vos amantes. Inscription à la…

Contact

mai 2, 2017

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Sujet

Votre message

L’infidélité Promise

avril 28, 2017

"L'infidélité promise" est disponible aux éditions Tabou, dans la collection "Les jardins de Priape" (ça ne…

Revue de presse

avril 18, 2017

Entre interviews & chroniques, je vous laisse le plaisir de vagabonder sur la presse, les sites web…

Translate »