En ce moment se déroule le festival de l’Erosticonfinement organisé par l’Erosticratie :

Programmation

  • Sur la chaîne YouTube de l’Erosticratie :
    • Les lundi à 21h : « Litt’érotique », une lecture aussi littéraire qu’excitante
    • Les mardi à 21h : « Dans mon kink », un·e érosticrate ou un·e partenaire vous présentera l’un de ses fétiches
    • Les mercredi à 21h : « Singuliers souvenirs », un·e érosticrate ou un·e partenaire vous confiera son souvenir sexuel le plus insolite
    • Les jeudi à 21h : « AsexMR », des vidéos dans lesquelles nous nous amuserons à détourner les codes de l’ASMR, en version érotique
    • Les vendredi à 21h : « Erosti’ouïe », des productions audio qui vous feront…. mmmmmm
  • Sur Skype et/ou pad :
    • Les samedi, de 15h à 17h, sur inscription auprès de asso@erosticratie.fr, en alternance « Plumes d’Eros » (ateliers d’écriture, individuelles par Skype ou collaborative sur un pad) ou « Erosticauserie » (discussion à bâtons rompus, autour d’un thème, sur Skype). 

Pour ma part, j’ai raconté mes épisodes sexuels insolites en janvier dernier, lorsque je suis montée sur scène au cabaret des chahuteuses “Histoires de Q”. C’est une scène ouverte à tou.te.s, que je vous recommande vivement (suivez leur actu, je pense que ça va recommencer d’une façon ou d’une autre). Vous pouvez envoyer vos propositions de textes (pour 5 à 10mn à l’oral) à histoiresdeq@gmail.com (vous aurez un accueil bienveillant).

C’est donc dans une ambiance chaleureuse devant presque cent personnes que j’ai raconté les 5 plus gros fails de ma vie sexuelle.

Séquence audio des 5 plus gros fails de ma vie sexuelle

Cette fois-ci, je ne murmure pas (contrairement aux audio-confidences), MAIS, j’ai mal enregistré la séquence, alors comme d’habitude, prenez un moment où vous pouvez vous isoler (ça tombe bien, nous sommes confinés). Enfilez un bon casque audio, mettez vous dans une pièce silencieuse, montez le son, and ENJOY!

Version à lire :

J’aime vivre avec légèreté l’instant présent et composer avec les aléas. C’est parfois poussé à l’extrême. Ce soir, je vous propose le Top 5 des plus gros fails de ma vie sexuelle. Il y en a eu d’autres, mais ceux-là, même si c’est la honte pour moi, ça me font vraiment rire toute seule à chaque fois que j’y repense.

5/ Fabrice

En fait, moi, quand je baise c’est 70% du temps avec les yeux fermés. Et comme on me prend 30% du temps en levrette… Je me trouve rarement à observer le visage de mon partenaire pendant l’acte.

Et encore pour ma défense : j’aime le sexe à plusieurs… anonyme. Bref, j’aime les gang bangs.

Fabrice! J’ai retenu son prénom à vie. Ce soir là, j’étais excitée comme une puce, j’allais dans une soirée libertine, j’étais toute apprêtée, toute pomponnée, j’arrive devant la porte d’un loft d’Ivry (oui, il y un truc entre les lofts et le libertinage).

La porte s’ouvre. Un mec hyper beau, hyper charmeur, me regarde et me dit d’une voix envoûtante : Bonsoir…

Et moi, hyper souriante et dynamique : Bonsoir, moi c’est Eve!

Et là je revois le mec consterné et hyper surpris, décontenancé qui me dit : M’enfin Eve, j’étais chez toi la semaine dernière.

Oui, cette scène a vraiment eu lieu. C’était la honte absolue, j’avoue. 

Mais c’est là qu’on reconnaît les mecs cools : Fabrice ne m’en a pas du tout voulu et a tout fait ce soir là et les fois où l’on s’est vu pour devenir inoubliable. Et c’était bien. 

Mais j’ai fait pire… oui, oui, oui.

4/ Le quiproquo – ou la soirée deux en un

(bon là, j’essaye surtout de me trouver des même si je devrais avoir honte de cette histoire, moi elle me fait rire).

Le cadre : une soirée libertine dans un loft sur deux étages dans la zone industrielle de Morangis (ça ne fait pas rêver dit comme ça, mais c’était super bien, il y avait plus d’une centaine de personnes ce soir-là)

Le contexte : A l’étage du loft, un ami qui me veut du bien, me dit 

– Viens Eve, il faut que je te présente quelqu’un. Je suis sûr qu’il va te plaire.

Et la je vois un grand mec super musclé hyper beau avec des lunettes, déjà à moitié nu qui me tend les bras. Il m’envoie au 7ème ciel, c’est hyper bon, je suis sur mon petit nuage. Au bout d’une demi-heure, il me quitte pour aller prendre une douche.

Je redescends au rez-de-chaussée, je prends un verre au bar, je vais danser un peu. Et un peu plus tard, je vais m’assoir à côté d’un grand mec super musclé hyper beau avec des lunettes, on fait connaissance, on danse, on s’embrasse, on s’échange nos numéros.

Et puis je retourne voir mon mari, qui me demande :

– Mais avec qui tu discutais?

Il voit mon regard. On se comprend sans même se parler. Et je le revois consterné.

– Ah mais Eve, c’est pas du tout le mec de tout à l’heure, moi je viens de discuter avec lui les 20 dernières minutes, on s’est échangé nos numéros comme tu l’avais bien kiffé. Mais c’est qui lui?

Et bien croyez le ou non, je ne me suis pas démontée, j’ai eu une liaisons avec ces deux mecs au final. Et c’était bien.

Mais je n’ai jamais avoué au mec du rez-de-chaussée pourquoi je lui étais tombé dans les bras aussi facilement.

Moralité (c’est juste une façon de parler) : Go with the flow, ce qui compte c’est d’avoir un bon feeling, peu importe les circonstances et d’aller de l’avant. 

3/ La fenêtre indiscrète

Un jour, j’ai fait une soirée privée dans un appart (non, ce n’était pas un loft), il faisait bon, il faisait chaud dehors et personne n’a fait attention au fait que les rideaux étaient bien fermés, mais pas la fenêtre derrière les rideaux. 

Conclusion : On a été interrompus par les sirènes de police. Carrément. (je l’ai raconté dans une audio-confidence ça), ça nous a bien calmés. On a passé la fin de soirée à discuter et jouer calmement, après la venue des policiers jusqu’à notre porte..

Donc petit conseil : faites gaffe à l’environnement dans lequel vous batifolez avant d’être emportés par le facteur excitation.

2/ Le squirt fatal

En fait, avant, je faisais aussi des soirées libertines chez moi (non, je ne vis pas dans un loft)… enfin, ça c’était avant… avant le drame. Ce soir-là, nous avions invités un couple et quelques hommes. Le couple avait fait le voyage exprès du Luxembourg pour nous rencontrer. Ils étaient trop mignons, on a commencé par faire quelques photos osées ensemble. Et dès le début de la soirée, je ne sais pas pourquoi, l’un des hommes a essayé de faire gicler la fille. Elle n’avait jamais été fontaine. Et en une cascade de soubresaut et de cris, elle s’est répandue à même le parquet. Le mec hyper fier de lui (et il y avait de quoi), l’a refait gicler une deuxième fois à même le sol. Et là… ma nouvelle voisine du dessous est montée (et j’ai bien compris que ce n’était pas pour un dégât des eaux… quoique). Je la revois dans sa petite robe de chambre, emmitouflée. Je lui ai répondu qu’il n’était même pas 21h. Elle a essayé de voir ce qui se passait chez moi. J’ai refermé la porte tant bien que mal. Et là, je vois ma petite luxembourgeoise pliée en deux dans le salon : ça lui avait déclenché ses règles… et elle est allé s’allonger dans la chambre. Après, ça allait mieux, on a quand même passé une bonne fin de soirée à discuter et jouer calmement.

Moi, je dis : il n’y a aucune obligation de résultats dans une soirée et prévoir que ça ne se passera jamais comme prévu. Le mot clé : adaptation et passer un bon moment ensemble. 

1/ La caserne (demi-fail)

J’adore les pompiers de Paris en pluralité (ça veut dire une dizaine de pompiers et juste moi). Bon, rentrer dans une caserne la nuit, c’est chaud, il faut être très discrets,  mais une fois à l’intérieur c’est hyper convivial. Un soir, dans la salle de cinéma de la caserne, privatisée pour l’occasion, alors que chacun se donnait à fond, la fatidique alarme a retenti sans crier gare. Et c’est ce soir-là, que j’ai appris que chaque équipe de pompiers a un type de sirène pour être appelée. Et là, Zou ! En un mouvement de rebond à la verticale, des bottes à la combinaison intégrale bleu marine, ils se sont habillés en 15 secondes, top chrono et ils se sont éclipsés en quatrième vitesse, dépités, mais déjà ailleurs, appelés par un devoir bien plus impérieux… Tous… Tous sauf un, chanceux de ne pas être appelé, et qui se trouvait justement en pleine action entre mes cuisses. 

C’est pour ça que c’est un demi-fail, j’ai quand même eu de la chance. Je cherche toujours à garder un regard positif sur ce que je vis. Mon unique finalité, comme vous, c’est de vivre.